Noah 13 mois

La première année avec bébé

29 mai 2015 , Dans : Kids , Avec : 61 Commentaires
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Je ne pensais pas que la première année avec bébé serait si difficile… Parce-que je n’étais pas préparée à la maternité et à ses tabous et surtout parce-que je ne savais pas comment serait bébé… Il y a eu un tel décalage entre ce que j’imaginais et la réalité…
Je savais bien que ce ne serait pas une mince affaire mais je n’avais pas imaginé à quel point la première année serait épuisante.
Les 3 premiers mois ont été très très difficiles, comme pour la plupart des mamans, mais les 9 mois qui ont suivi n’ont pas été de tout repos non plus.

Après une grossesse que je n’ai pas très bien vécu, un repos imposé, un accouchement traumatisant et des petits problèmes de santé, sans gravité pour Noah, cela faisait trop pour moi.
Il n’était déjà pas simple pour moi de trouver mes marques dans ce nouveau rôle de maman mais le caractère impatient et colérique de Noah n’a pas arrangé les choses.

J’ai très vite remarqué et ressenti que Noah n’était pas vraiment un bébé comme les autres. Mais encore une fois je me suis sentie très seule et démunie face à ce bébé différent, ce BABI (Bébé Aux Besoins Intenses).
Après avoir fait plusieurs recherches et trouvé de nombreuses similitudes avec les descriptions faites de ces BABI, j’ai pu mettre un terme sur cette différence même si cela ne m’a pas vraiment aidé au quotidien !

La première année avec ce BABI,  a donc été pour moi un cauchemar… J’étais à bout de nerfs. Et j’en ressens encore la fatigue maintenant. Bien sûr il y avait aussi des bons moments, heureusement, et c’est ceux-là que je veux retenir, mais la plupart du temps le quotidien était épuisant !

Baby blues et dépression post-partum

La grossesse et l’accouchement ont été très difficiles à vivre pour moi physiquement et psychologiquement, je ne sais pas ce que cela signifie, peut-être bien la peur d’être mère ou d’autres angoisses, problèmes non identifiés.
Ou bien tout simplement parce-que porter et mettre au monde un enfant est tellement intense et un véritable dépassement de soi.

D’ailleurs j’ai du mal à comprendre les femmes qui disent adorer être enceinte, que l’accouchement est le jour le plus beau de leur vie…  Bien sûr chacune a une expérience et un ressenti différents, je ne veux pas décourager les futures mères, mais je dis les choses telles que je les ai vécues et qui sont trop souvent tues car les tabous de la maternité, la société, ne veut pas les montrer au grand jour.

Les jours et les semaines qui ont suivi la naissance de mon bébé, je n’arrivais pas à faire le deuil de cet accouchement traumatisant, cela m’a hanté jour et nuit. L’échec de l’allaitement, la chute du taux d’hormones, la fatigue extrême, tout cela a été un terrain favorable à la dépression post-natale et donc aux idées négatives….

Le premier trimestre a été très éprouvant physiquement et psychologiquement, baby blues puis dépression post-partum, j’ai touché le fond, j’étais un zombie, l’ombre de moi-même, au bout du rouleau quoi !

Je ne supportais pas l’entendre pleurer tout le temps, il pleurait et je ne savais pas pourquoi, il avait mangé, il ne voulait pas dormir dans son lit, il avait des coliques,… J’essayais par tous les moyens de subvenir à ses besoins et je n’y arrivais pas. Je ne savais pas ce qu’il voulait !
Bref, il y a des jours où au bout du rouleau, je souhaitais partir loin… Personne ne pouvant prendre la relève, je subissais les journées avec bébé, ce tyran, cette sangsue qui me prenait toute mon énergie.
Quand ma petite soeur est venue me voir et a vu de ses propres yeux mon quotidien, elle était désemparée pour moi et m’a même dit qu’elle ne voulait pas d’enfant ! J’ai dû effrayer d’autres copines nullipares aussi quand je leur disais que c’était l’enfer.

Je n’avais pas une minute à moi, bébé hurlait et je vivais ce quotidien comme une torture. J’ai frôlé la folie. Je serrais les dents et avais envie de me cogner la tête contre les murs. Il faut le vivre pour le comprendre, comme je dis c’est une torture et on n’est plus vraiment soi-même avec la fatigue et tout le reste…

Petit à petit au fil des semaines, je sombrais dans une spirale infernale de fatigue et d’épuisement, ce qui ne m’aidait pas à positiver, au contraire je broyais du noir et j’avais des pensées très négatives. J’avais peur de faire du mal à mon bébé. Je me disais que je n’étais pas faite pour être mère, car je n’arrivais pas à le consoler, à m’occuper de mon bébé malgré toute l’énergie que j’y mettais. Je commençais du coup à angoisser à l’idée de m’occuper de lui, ne me sentant plus du tout capable physiquement et mentalement.

Je n’avais pas beaucoup d’aide autour de moi, la famille étant loin, je me sentais seule et désemparée avec ce bébé qui me mettait une pression si forte… Heureusement que le papa était présent et m’aidait beaucoup en soirée mais la journée je devais assurer seule.

Je voulais fuir, je pensais que je n’y arriverai jamais, je pensais avoir fait une erreur, je culpabilisais, je craquais, j’étais découragée. Dans ces cas-là, c’est une spirale négative dont on en a du mal à se sortir. Je m’isolais, j’avais honte, je n’étais pas la mère que j’aurais voulu être.
Je me trouvais nulle car forcément je me comparais aux autres, les mamans qui semblent épanouies par leur vie de maman, qui ne perdent pas pied.
Moi je me trouvais égoïste car je regrettais ma vie d’avant, je vivais mal le fait de n’avoir aucun répit. Les premiers mois sont durs car on se dévoue complètement à son bébé sans aucune gratitude de sa part. On a l’impression que cela ne va jamais s’arrêter, c’est si long. J’avais juste hâte de vivre de meilleurs jours, plus sereins.

Il était très difficile de trouver des personnes avec qui en parler, je n’avais pas vraiment le temps et l’énergie d’aller voir un psy. Je devais déjà m’occuper de mon bébé, l’amener à ses séances de kiné pour ses pieds varus, la kiné a d’ailleurs été d’un grand réconfort. Maman elle aussi d’une petite fille, on se confiait l’une à l’autre.

Quand Noah a eu 3 mois, je suis partie en week-end à Bordeaux, voir ma petite soeur. Respirer. Faire une pause. Dormir. Ne plus entendre pleurer. Cela m’a fait un bien fou ! D’ailleurs là aussi, je n’ai pas été forcément comprise par mon entourage : pourquoi une jeune maman laisserait son bébé pour respirer un peu ?

A la fin de l’année dernière, je suis allée voir un magnétiseur car je me sentais mal, épuisée, sans énergie. La séance a été bénéfique, il m’a débloqué tout le corps avec de l’acupuncture, du magnétisme et de l’ostéopathie. Je me suis sentie beaucoup mieux et libérée car j’avais intériorisé beaucoup d’émotions, mon plexus solaire était écrasé, mon diaphragme fermé, l’énergie ne circulait plus dans mon corps.

Un bébé BABI : hypersensible, hyperactif, hypertonique

Ce bébé différent de tous ceux que j’avais vu, il me vidait ! En faisant quelques recherches sur internet pour trouver des témoignages de mamans qui vivaient la même chose que moi, j’ai découvert le terme « BABI » (Bébé Aux Besoins Intenses).
La majorité des descriptions de BABI m’ont tout de suit fait penser à Noah.

Un BABI c’est un bébé exigeant qui fait tout intensément, très actif, imprévisible, sensible. Noah est toujours en mouvement depuis qu’il est né, avec un sacré tonus musculaire ! Je ne sais pas si c’est en réaction par rapport à ma grossesse où j’ai dû rester au repos, mais ce bébé a besoin de mobilité tout le temps !

De toute ma vie, je n’avais jamais vu de bébé aussi exigeant mais des bébés choupis qui attendent patiemment l’heure de la tétée, qui dorment paisiblement. J’ai eu un double électrochoc avec Noah, surtout que c’est mon premier enfant…

Je ne planifiais rien, je vivais au jour le jour avec bébé, car une journée me demandait une grande dose d’énergie du matin au soir.

Le premier jour de sa vie, il nous a très bien montré ce qu’il voulait et ce qu’il ne voulait pas. Je me rappelle encore quand j’ai voulu le mettre au sein, il s’est arc-bouté, rejetait sa tête en arrière et hurlait. Il était trop impatient, le sein il n’en voulait pas ou quand il le voulait, il tétait tellement fort qu’au bout d’un jour seulement, j’avais des crevasses si douloureuses que je ne pouvais plus lui donner le sein… J’ai tiré mon lait pendant 1 semaine et puis je lui ai donné le biberon car je n’y arrivais pas. L’échec de l’allaitement m’a énormément peiné.

Quand il avait faim, il hurlait d’un coup sans prévenir, à devenir tout rouge se couper la respiration. Je n’avais jamais entendu un bébé hurler comme ça… ce qui bien sûr me mettait encore moins en confiance dans mon rôle de maman.
Mon bébé avait une horloge dans le ventre, toutes les 2h30/3h il voulait manger et sans signes avant-coureur, il pouvait se mettre à hurler d’un coup, je devais très vite préparer son biberon.

Ce bébé impatient et hurleur, ne dormait pas en journée, se réveillait au moindre bruit, je devais le garder dans l’écharpe de portage ou le balader dans sa poussette pour qu’il s’endorme. Je ne pouvais donc pas dormir alors que j’étais épuisée.
Très sensible, il pouvait se mettre à pleurer à la vue d’une personne, ou même sans raison. D’ailleurs c’était assez effrayant de le voir hurler d’un coup sans aucune raison apparente…

Entre les pleurs inconsolables, les coliques, les reflux, le sommeil qu’il ne trouvait pas, mes bras qu’il ne voulait pas quitter, il y a eu des journées où je pleurais de fatigue et de désespoir… J’étais épuisée, vidée, déprimée.
Les techniques conseillées du « laisse-le pleurer » ne fonctionnaient pas avec Noah, au contraire c’était pire !

Très tôt, j’ai vu que Noah était très éveillé et assez actif, il observait et interagissait beaucoup. Il semblait frustré d’être enfermé dans ce petit corps de bébé, qu’il ne pouvait pas bouger comme il le souhaitait. Il était tout le temps en train de bouger ses jambes, souvent agité et un tonus musculaire qui m’impressionnait pour un si petit bébé…
Là où d’autres bébés peuvent rester tranquillement dans un transat à observer l’environnement, il fallait que je change toutes les 5/10 minutes de pièce, d’activité sinon il râlait et pleurait.
Je sortais tous les jours pour le promener au parc, lui faire prendre l’air, il aimait beaucoup et s’endormait systématiquement. Très souvent il était plus apaisé à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Noah ne supporte pas d’être contraint, serré, attrapé, blotti, je peux vous dire que l’emmaillotage a été un fiasco total ! Il aimait pourtant être porté pour s’endormir dans l’écharpe de portage même si quelques fois il se débattait quand je voulais le mettre dedans… Sacré paradoxe !
Il a depuis tout petit une force incroyable, il se porte bien, donc quand il se débat c’est très difficile de le maîtriser.
D’ailleurs c’est toujours difficile pour nous de lui couper les ongles, nettoyer les oreilles ou le nez.
A 3 mois et demi, quand il s’est fait plâtré les deux jambes, on devait être à 4 pour le tenir, il a hurlé et se débattait de toutes ses forces. L’orthopédiste nous a dit qu’elle n’avait jamais vu ça de toute sa carrière…

Il y a eu une période où pour l’endormir le soir, je devais le bercer de longues minutes, jusqu’à 20/30 minutes à devoir marcher en le portant dans mes bras. Il commençait à peser donc ce n’était pas de tout repos…
Il ne voulait pas être séparé, il hurlait dès que je le posais dans son lit, même quand je pensais qu’il s’était endormi. Les remarques de ma mère ne m’encourageaient pas mais m’enfonçaient un peu plus, en disant que c’était des caprices alors que tout pédiatre assure qu’il n’y a pas de caprices avant 2/3 ans.
Le quotidien avec un BABI n’est pas des plus sereins, les jugements et conseils des autres rajoutent un peu plus à la culpabilité et aux doutes de la jeune maman de mal faire…

A 7 mois, j’ai trouvé une nounou à mi-temps, ce qui m’a énormément soulagé ! Bizarrement je n’en pouvais plus de m’occuper de lui et d’un autre côté j’ai eu beaucoup de difficultés à le confier à une inconnue. Il fallait vraiment une nounou en or en qui j’ai confiance et fort heureusement je l’ai trouvé.

Mais il continuait à râler et pleurer souvent. Chaque moment du quotidien était un calvaire, pour le changer, l’habiller, lui donner le bain, le faire manger…

Le quotidien ressemblait très souvent à ça, les hurlements pouvaient durer plus de 15 minutes, sans qu’il se calme :

  • Faim : pleurs hurlements
  • Fatigue : pleurs hurlements
  • Faim + fatigue : pleurs hurlements
  • Bain + fatigue : pleurs hurlements
  • Change : pleurs hurlements
  • Contrariété : pleurs hurlements

Je ne parle même pas des épisodes de poussées dentaires, le quotidien est encore plus difficile à vivre dans ces moments là !

J’ai vu une pédopsychiatre car je me posais beaucoup de questions sur Noah, je me demandais s’il n’avait pas un problème physiologique ou neurologique. Elle m’a assuré qu’il n’avait pas de souci particulier, que ce n’était pas des caprices, contrairement à ce que me disait mon entourage.
Elle m’a simplement dit que Noah était un bébé qui demandait plus d’attention que les autres de par sa sensibilité et ses besoins intenses. Ses réactions démesurées n’étaient pas une source de problèmes selon elle, chaque enfant s’exprime différemment. Plus facile à dire qu’à vivre !

Mon petit bébé est hypersensible, comme moi, ce qui peut être une qualité mais aussi une lourde charge…
Il est sensible à ses besoins vitaux, à son environnement, aux personnes, au bruit,…
Il faudra que je lui apprenne à vivre avec au mieux et que l’on apprenne à vivre avec aussi !
Un jour, j’ai pensé que c’était peut-être à cause de moi qu’il était comme ça, il exprime et hurle ses émotions que moi j’enfouis à l’intérieur de moi… C’est lui qui a raison de les exprimer haut et fort finalement.

Un bébé plus serein depuis qu’il marche…

Depuis qu’il a 10 mois, il a fallu être de plus en plus ferme et autoritaire, le papa en a pris conscience aussi, ce qui était important. Selon moi il n’était pas assez ferme et je me sentais assez peu soutenue… Je ne voulais pas être la seule à remettre les points sur les i tout le temps !
On doit souvent poser les limites, dire non, élever la voix tout en expliquant les choses à Noah. J’ai l’impression qu’il a besoin de ça, je me passerai bien de ces rapports de force mais il doit aussi apprendre la patience et la frustration.

Au jour d’aujourd’hui, la vie quotidienne est beaucoup plus simple depuis que Noah a 1 an et qu’il marche.
Il est moins colérique, pleure moins souvent et il est plus patient même si les crises se déclenchent encore régulièrement suite à des petites contrariétés qui sont banales pour nous, mais qui pour bébé sont un drame de la vie…
Et surtout il est un peu plus autonome pour jouer, se déplacer. Jusqu’à ce qu’il marche, je ne pouvais pas faire autre chose à part être avec lui, jouer avec lui, ce qui n’était pas vraiment simple pour gérer toute la routine ménagère…

Heureusement il peut désormais patienter jusqu’à l’heure du repas, ne plus hurler à la mort quand il a faim, ce qui rend le quotidien plus léger tout de même !

Noah est un bébé très actif, toujours en mouvement, exigeant, impatient, têtu mais qui est curieux, généreux, méticuleux, habile, câlin, malin, coquin, volontaire, expressif, sociable.

Etre maman a changé ma vie, Noah est une boule d’énergie qui demande beaucoup de temps et de patience, une qualité que j’ai vraiment développé car il ne m’a pas laissé le choix !
J’essaie de lui donner tout mon amour mais très souvent je dois poser les limites à ce petit bébé impatient et exigeant, subissant ces crises imprévisibles !

A l’heure actuelle, je ne veux pas d’autres enfants, pourtant je n’aurais jamais pensé avoir un enfant unique mais la vie parfois en décide autrement !

J’espère que ce témoignage pourra aider/rassurer les mamans qui vivent la même chose.

N’hésitez pas à partager votre ressenti et votre quotidien avec votre bébé, j’aimerais lire vos expériences.
Comment avez-vous vécu la première année avec bébé ? Est-ce que votre bébé est un BABI ?

La première année avec bébé
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    • blue
    • 29 mai 2015
    Répondre

    Ton message me touche beaucoup, et pourtant je n’ai pas traversé toutes tes difficultés, mais effectivement un bébé ça change la vie et il faut du temps pour s’y faire… mon petit bonhomme à 8 mois et j’ai encore parfois des réminiscences de mon ancienne vie qui me manque, et c’est paradoxal parce que pour rien au monde je ne voudrais faire marche arrière, mais je crois que j’aimerai juste parfois des PAUSES lol
    J’ai eu un baby blues qui a duré 3 semaines, c’est peu et en même temps si long quand on le vit ! Pareil, mon petit cœur ne voulait que les bras, et comme je l’allaitais c’était tétée à la demande donc trèèèèès souvent !! Avec donc cette impression de ne plus s’appartenir, de perdre toute liberté et toute indépendance…
    Je voulais aussi au moins 2 enfants, et maintenant c’est niet ! Je ne veux pas revivre les débuts si difficiles, et je n’attend qu’une chose c’est que mon bébé grandisse et s’autonomise ^^
    Et les jeunes mamans qui me disent « c’est que du bonheur » j’ai envie de les entarter !! Lol
    Ah oui et les gens qui ont toujours leur mot à dire et qui parlent de caprice dès que le bébé pleure un peu, ça me tue !!!
    Bref, bon courage ma belle, sache que tu n’es pas seule :)

    • Merci beaucoup pour ton message. :)
      Comme toi, j’ai hâte que Noah grandisse, que l’on puisse communiquer avec lui pour que le quotidien soit plus facile. Je n’ai pas aimé être enceinte, accoucher, la première année avec bébé… Je ne sais pas si c’est parce-que je n’ai pas cet « instinct maternel » comme d’autres mamans… pourtant j’aime les enfants, j’aime mon bébé mais je crois que m’occuper d’un bébé, c’est pas là où je suis le plus douée ! ;)
      « c’est que du bonheur » ahah ! c’est une expression que mon père et mon beau-père m’ont sorti une fois, je vois bien que ces papas n’imaginent même pas un instant le quotidien que l’on vit !
      Merci encore et bon courage à toi aussi !

  1. Répondre

    Je retrouve beaucoup de mon fils dans ta description. J’ai très mal vécu les 4 premiers mois, j’ai fait une dépression post partum (j’en parle ici http://bit.ly/1rHXwnp et là http://bit.ly/1yDSjDj sur mon blog) et ai même pensé plusieurs fois au suicide!! J’ai parfois regretté… Ce qui me minait le plus, c’étaient ses cris. Je ne les supportais pas. Je me mettais à transpirer, à trembler, mon coeur s’emballait, j’avais envie de FUIR! Car comme le tien, il ne pleure pas, il HURLE! Et à 1 an, c’est toujours le cas aujourd’hui! Ce n’est pas le petit pleur de protestation, non. La moindre contrariété et frustration vire en hurlement suraigu, avec les larmes aussi!!!
    Quand il était tout petit, il hurlait aussi pour le biberon, incapable de patienter. Le biberon devenait une vraie épreuve, j’en avais horreur, il m’horripilait à réagir ainsi. Seulement ce que j’ai compris, c’est que c’est en fait une réaction NORMALE chez un nourrisson. Il ne sait pas patienter, il crie pour que son besoin soit comblé. Il crie parce que ça ne va pas, car il ne sait faire autrement. J’ai mis du temps à le comprendre et à l’admettre. Seulement, l’intensité des cris joue beaucoup sur la patience!
    Et puis, tu dis que tu n’avais jamais vu de bébé comme ça. Tu ne connaissais que les bébés qui savent patienter sagement. MAIS avais-tu déjà vu des nouveaux-nés ? Ou des bébés de quelques mois déjà ? Avais-tu déjà passé assez de temps avec eux pour te rendre compte qu’ils ne sont pas si sages et silencieux au cours de la journée ? Moi non. Le bébé que j’imaginais, était celui que je voyais quelques heures, chez mon frère ou chez une cousine. Coup de bol, ils étaient tous mignons à ce moment là. Je partais pile poil au moment des crises du soir. J’ai en fait DECOUVERT ce qu’était un VRAI nourrisson. Et ce fut dur!

    Aujourd’hui, mon fils est plus patient pour les repas, mais c’est NORMAL s’il fait une colère parce qu’il est impatient, parce qu’il est frustré, car son petit cerveau n’est pas capable de gérer ce genre d’émotions. Savoir ça m’a aidé à relativiser. J’aurais aimé le savoir avant pour mieux vivre ces situations et avoir le recul nécessaire. Leur petit cerveau n’est pas capable de gérer les émotions, tout simplement. Ca viendra au fil du temps, au fil des mois et même des années.
    Sinon, ça a été mieux pour moi quand il a arrêté de hurler le soir, de 19h à 23h-minuit. Il huuuurlait tout ce qu’il pouvait, sauf quand on le baladait dans les bras. J’avoue l’avoir laissé s’égosiller pas mal de fois, en désespoir de cause et de peur de devenir violente tellement ça m’angoissait. En y repensant, et maintenant que je connais mieux les bébés, je me dis qu’il avait besoin des bras, c’est comme ça, j’aurais dû y répondre (et utiliser une écharpe!!) et attendre que ça passe. Je ne ferai pas la même erreur pour le prochain.
    Ca a été encore mieux quand il s’est retourné et n’est plus resté statique. Car comme toi, il fallait toujours l’occuper, il ne tenait pas 5mn à un même endroit sans se mettre à pleurer, sûrement d’ennui! Qu’est ce que ça m’agaçait! Et ça m’angoissait, quand il se réveillait trop tôt de sa sieste, je me disais « mais qu’est ce que je vais en faire jusqu’à l’heure du repas?? » car le repas était salvateur, il engloutissait son bib et s’endormait très vite après: ouf!!

    Voilà je pourrais en écrire encore beaucoup, mais c’est très proche de ce que tu as vécu toi sauf que heureusement, il faisait de bonnes siestes de 2x 3h en journée ou je pouvais souffler. Mais quand il était réveillé… aie aie c’était dur. Le change aussi était un combat, il hurlait.

    Aujourd’hui je suis vraiment heureuse, et ce depuis plusieurs mois, depuis qu’il bouge vraiment et devient donc plus autonome. Cependant, il garde ce côté hurleur, à la moindre contrariété, surtout quand il est fatigué. Ma mère pense toujours qu’il a mal quelque part, qu’il s’est cogné lol J’attends juste que ça passe, je le laisse hurler et je continue ce que je fais. Et j’essaye surtout de le distraire, par exemple quand je l’habille après le bain, je joue avec lui je le fais rire, du coup les manches passent nickel ;-) Et puis je sais que c’est normal qu’un bébé fasse un drame d’une petite contrariété, car c’est une tempête émotionnelle dans son cerveau et qu’il ne sait pas encore le gérer. C’est à nous de lui apprendre, mais ça prendra du temps. Quand vraiment il me gonfle à hurler (le soir, moi aussi je fatigue et je suis moins patiente!), je le mets dans son lit et lui dis que je ne suis pas d’humeur à entendre ses hurlements et que ça lui fera du bien de se calmer dans sa chambre. Et ça marche! Quand je retourne le chercher (pendant ce temps, j’ai préparé le repas ou le bib), je toque à la porte, il a tout oublié et est content!

    Bref, pas facile les cris des bébés, ça joue sur les nerfs c’est sûr, mais de savoir que c’est normal, que le cerveau n’est pas mature, ça aide beaucoup à relativiser et à supporter! N’hésite pas à venir discuter avec moi :-)

    En tout cas bon courage pour la suite, tu as passé le pire, tes réactions à toi aussi ont été NORMALES, tu es humaine après tout! Et tu es la meilleure mère qui puisse exister pour ton bébé, n’en doute pas!

    • Je suis comme toi, hyper sensible aux pleurs et hurlements, surtout les premières semaines et les premiers mois, on n’est pas préparée du tout. J’étais en stress quand il fallait préparer le biberon, faire réchauffer une purée, ou quand il fallait l’apaiser même si de nombreuses fois, je n’y arrivais pas. C’est très difficile et déstabilisant, très dur de garder son sang froid face à un bébé intense, imprévisible.
      Je t’assure, j’ai vu des nouveaux-nés et des bébés de quelques mois, calmes, pas agités comme le mien sans cesse en train de gesticuler, qui pouvaient commencer à pleurer/chouiner à l’heure du bib mais ce n’était rien en comparaison avec le mien !
      Cela n’a pas dû être facile pour toi, les pleurs du soir…
      De nombreuses fois, je me disais que Noah avait besoin de décharger car il pleurait pour rien… Et même si je le prenais dans les bras, ça ne suffisait pas. Dans ces moments-là on se sent vraiment impuissante.
      Ton bébé semble avoir les mêmes réactions que le mien, moi aussi depuis qu’il est bébé, je le distrais quand une crise va ou a éclaté. Sinon il continue à hurler pendant des minutes… Mais ça marche pas à tous les coups… Quand c’est trop, on l’isole, on lui dit de terminer sa crise, qu’on attend qu’il soit calme. Mais c’est pas simple car j’absorbe sa colère, ça joue sur les nerfs et il y a des jours où ça me vide complètement.
      Merci pour tes mots d’encouragement et ton témoignage, ça fait du bien, je te souhaite plein de courage aussi :)

  2. Déjà je voudrais te dire bravo Johanna! Bravo d’avoir eu le courage et la force d’asssumer, d’affirmer que oui être maman c’est dur! Accoucher c’est dur! ça fait mal c’est traumatisant! Donner la vie c’est perdre un peu (beaucoup!) la sienne, être mère ça nous bouscule, nous fatigue, nous rebute mais c’est ce qu’on est au final et pour rien au monde on ne reviendrait en arrière!
    Je suis vraiment heureuse pour toi que la situation se soit un peu arrangée et que tu aies identifié ce qui se passait car c’est tellement angoissant de ne pas savoir! d’entendre des pleurs sans pouvoir les consoler! et on nous culpabilise tellement! bref un immense bravo à toi car malgrè tes pensées négatives (et normales) tu as tenu bout pour ton fils et ça personne ne peut te l’enlever :-)!
    Comme toi j’ai été traumatisé par mon accouchement qui s’est médicalement très bien passé, après une grossesse extra (bien que très malade!) et j’ai souffert d’un stress post traumatique! C’est grâce à une amie psy et ma sage femme libérale qui ont mis le doigts dessus que j’ai pu me soigner à l’aide de la psy de la maternité. Je revivais mon accouchement par flash, j’avais peur, dès que j’avais mal au ventre j’étais paniquée, je ressentais la douleur (accouchement sans péri, passer de 4 à 10 en 1H… je pense que ça te parlera au niveau de l’intensité de la douleur), j’en parlais tous les jours et comme toi j’ai fait peur à beaucoup de mes amies!! L’accouchement c’est mourir je leur disais!!!
    Heureusement je suis très bien entourée mais j’ai encore des séquelles et comme toi pour l’instant je ne veux pas d’autres enfants, mais grâce à ma thérapie je pense bcp moins à mon accouchement, et je commence à regarder les autres femmes enceintes avec bonheur et non panique!
    Pour Noah peut-être comme tu dis qu’il a ressenti l’inertie comme tu as dû rester immobile pendant ta grossesse, mais il y a tellement de facteurs qui entre en jeu dans le comportement d’un enfant! y compris ce que tu as toi même intériorisé enfant avec tes parents, ta propre naissance etc! mais je pense que la pédopsy a dû t’en parler :-) en tout cas si tu as besoin d’infos ou des questions n’hésites pas! comme toi je n’ai pas bcp de maman autour de moi et c’est dur parfois parce qu’il n’y a que les mamans qui comprennent les mamans :-)

    • Merci beaucoup pour ton message !
      Dans notre société, une maman doit taire ses maux/mots et je trouve ça injuste ! Pourquoi la maternité est mise sur un piédestal, pourquoi les mamans doivent toujours être fortes et taire leurs souffrances, pourquoi on les fait culpabiliser ? Ce n’est pas leur rendre service, ni aux enfants.
      Je ne connaissais pas le stress post traumatique. C’est bien que tu aies entrepris une thérapie, ça doit t’aider.
      Je sais que je dois panser mes plaies et que je dois faire un travail par rapport à tout ça. Je n’ai pas oublié cette nuit-là, toujours après 16 mois, ma mère me disait toujours « tu vas voir tu oublies tout ». C’est faux, mon accouchement est toujours dans ma tête et jamais je ne pourrai repasser par là, j’ai cru mourir aussi. Sur le moment, je voulais mourir tellement que c’était insupportable, une torture.
      Noah a été en souffrance aussi, j’ai eu peur de le perdre.
      J’ai beaucoup culpabilisé par rapport à Noah car je me disais que c’était de ma faute, je pense qu’il y a une part que je ne maîtrise pas mais il y a aussi des bagages comme tu dis qui pèsent. La pédopsy m’a un peu parlé de mon ressenti et de mes angoisses mais c’est ma sage-femme sophrologue avec qui j’avais fait les cours de préparation à l’accouchement, qui m’a expliqué certaines choses assez déroutantes, par rapport à mon vécu, le vécu de la famille, qui se transmettent… Il faudra que je règle pas mal de choses car on porte des choses souvent qui ne nous appartiennent pas… Elle m’avait dit que tous parents devraient avant de concevoir un enfant, faire un « nettoyage ».
      J’aimerai le faire et en parler pour sensibiliser mais encore là, il faut être assez ouvert d’esprit car beaucoup de personnes n’imaginent pas les casseroles qu’on peut se trimbaler inconsciemment…

  3. Répondre

    Ton témoignage est très touchant, et toi au moins tu oses dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas!je suis maman de 2 garçons, le 1er a presque 6 ans et les débuts n ont pas toujours été faciles non plus. Ce n était pas un « BABI » mais un bebe tout de meme très sensible, et il l est toujours maintenant. Mon 2e de 15 mois est beacoup plus facile à gérer heureusement! En tous cas je te félicite de t etre livrée comme ça, on ne se rend jamais vraiment compte de ce qu il se passe chez les autres, et que derrière les apparences peuvent se cacher de réelles souffrances… bon courage pour la suite

    • Merci Katia, j’ai hésité à me livrer comme ça, mais je le devais pour moi et pour les autres. Et quand je lis vos messages, je suis vraiment très touchée.
      Comme tu dis, on ne voit pas le quotidien des autres, mais c’est dommage et rageant de ne pas briser ces apparences, ces tabous. Ça aiderait toutes les mamans à se dire qu’elles ne sont pas seules, folles, des monstres sans coeur, des mauvaises mères.
      Il m’arrivait de craquer, de pleurer dans la rue, au parc, avec Noah dans la poussette. Je n’ai jamais vu une maman craquer, une inconnue ou une maman que je connais. Même ma mère ne me comprenait pas.

    • elise
    • 29 mai 2015
    Répondre

    Merci beaucoup pour ton témoignage. Ma fille a le même âge pile que ton fils mais ne marche pas (vivement). Les 3 premiers mois furent atroces et a l époque va m avait beaucoup rassure que tu l evoques aussi sur ton blog. Grossesse et accouchement parfait mais 3 mois de hurlements a se taper la tete contre les murs et a frôler la séparation. Je tapais sur Google je regrette d avoir eu un enfant c est pour dire… Impossible d en parler surtout quand les copines n arrivent pas a avoir d enfants.. Bref ca s est calme et ouf elle a ete a la creche. Elle gigotait aussi énormément depuis la naissance… Bizzarement même si elle était très exigeante elle est maintenant très calme peut passer 20 minutes a regarder des livres… La vie a radicalement changee et je n hésite pas a aller boire des coups le soirs ou aller a la piscine car ça m aide a être zen. En tout cas ton fils est très mignon. Plus ils grandissent plus c’est facile je pense. Et plus on oublie surement. Pareil je n en veut pas d autres vaccinee et épuisée! Bon we

    • Merci Elise pour ton message. Je comprends tout à fait ce que tu dis, je regrettais aussi d’avoir eu un enfant, je le disais à mon chéri « si j’avais su ».
      Et c’est une spirale, on regrette, on se sent un monstre, on panique, on sait que c’est irréversible, une énorme responsabilité, on n’a plus le choix que d’assurer un max et d’être forte !
      C’est bien que ta fille se soit calmée et que tu en profites, je me fais des pauses aussi heureusement. Mais il est difficile de se faire des pauses à 3, cela fait 2 soirs qu’on va prendre un apéro au café avec Noah, 2 fois qu’ils nous met la misère… Je dis à son père, vivement qu’il soit grand, qu’il mange un bout de pizza et qu’il puisse s’amuser un peu, pendant que papa et maman prennent un verre et discutent sans devoir intervenir toutes les 10 secondes car bébé ne tient pas en place !

    • Dorothée
    • 29 mai 2015
    Répondre

    Quel incroyable témoignage, j’en suis toute bouleversée… Je n’avais jamais entendu parler de ce BABI, même si bien sur j’ai connu dans mon entourage des mamans épuisées par des bébés extrêmement demandeurs. Ça a du être terrible à vivre et on lit la souffrance dans tes mots. J’ai eu la chance d’avoir des petites filles faciles, des bébés préma qui dormaient beaucoup et qui étaient d’une facilité déconcertante à tel point que au contraire de toi, j’ai du entraîner quelques copines nullipares dans l’aventure… ;-) Mais par contre j’ai détesté être enceinte, les deux fois, j’ai été alitée complètement (dès le 4è mois) les 2 fois, avec interdiction de rien faire sauf manger et me laver, interdiction de sortir de chez moi et de faire quoi que ce soit. Pour la première j’ai même été hospitalisée 6 semaines. Alors oui j’ai détesté être enceinte, du début à la fin à vrai dire ! Et j’ai aussi raté mes deux allaitements. La première, j’ai pu allaiter à peu près 2 mois (en alternance avec des biberons de lait en poudre) car j’avais mal tout le temps (mais sans crevasse heureusement), donc j’allaitais mais sans plaisir, et la seconde a très vite refusé mon sein et faut reconnaître que c’est à la fois blessant et douloureux… Je te comprends à ce niveau là et j’avoue que j’aimerai bien qu’on parle un peu plus souvent de ces situations plutôt que de l’épanouissement de la femme enceinte, car on se sent vite très seule, comme tu l’as été. En tout cas tu vois, on peut avoir une grossesse merdique et un bébé facile, ça n’est pas lié… Je me souviens de feu ma grand-mère adorée, pendant ma première grossesse, qui venait me voir à l’hôpital. Je me plaignais et puis après je culpabilisais. Alors elle m’a raconté, que lorsqu’elle est tombée enceinte de son 7è enfant (oui oui, une autre époque n’est-ce pas ?), elle était super malheureuse. Elle n’en voulait pas de ce petit dernier, elle avait largement de quoi faire avec les 6 premiers. Elle aurait voulu le perdre, faire une fausse couche (bon l’avortement, pour elle, c’était pas trop possible, en plus d’être illégal), elle l’a détesté ce bébé pendant toute sa grossesse. Et puis elle m’a dit qu’elle n’avait jamais eu un bébé aussi affectueux que ce petit dernier-là (et c’est vrai que ce tonton-là, c’est un vrai gentil, parmi tous mes tontons), et qu’il a adoré sa maman (et réciproquement). Alors bon tu vois, ton petit Noah, il est ce qu’il est parce que c’est comme ça, pas parce que tu as eu une grossesse un peu compliquée… (c’est toujours bon de le rappeler).

    Ton témoignage est fondamental, tu es super courageuse de l’avoir fait, c’est vraiment important de partager tout ça. Et puis cela aidera peut-être un peu ton entourage à mieux te comprendre. Je suis contente de lire « à l’heure actuelle » même s’il n’y a pas de mal à avoir un enfant unique, car petit Noah va s’apaiser, même s’il y aura encore bien d’autres challenges… et tu auras peut-être envie à nouveau, tout peut être tellement différent d’un enfant à l’autre, qui sait ? ;-)

    • Merci beaucoup Dorothée pour ton message.
      Je suis désolée de lire que vos grossesses, accouchements et allaitements ne se sont pas déroulées comme prévus. Forcément on imagine toujours le meilleur, en tout cas on le souhaite très fort. Ce qui est dur c’est de le vivre puis de l’accepter.
      L’histoire de ta grand-mère m’a touchée, elle me fait penser à mes grands-mères aussi, j’ai beaucoup pensé à ces femmes d’une autre époque, à celles qui le vivent encore malheureusement encore au jour d’aujourd’hui, dans d’autres pays, pour lesquelles ce devait être encore plus difficile.
      Ce sont toutes les femmes qui devraient avoir la chance de décider si elles veulent avoir un enfant ou pas.
      Je sais bien que tous les enfants ne se ressemblent pas mais je ne prendrai pas le risque d’avoir un 2ème BABI ! Je ne critique pas l’enfant unique, c’est juste qu’on j’aurais aimé avoir une fratrie, j’ai 2 soeurs et je trouve que la vie de famille est remplie de souvenirs. Noah ne connaîtra pas cela, ça me peine un peu mais on compensera et on l’emmènera en voyage, il se fera des copains du monde entier ;)

    • Dorothée
    • 29 mai 2015
    Répondre

    Et juste pour compléter j’ai eu 2 césariennes donc l’accouchement j’en avais fait mon deuil…ça reste une souffrance de n’avoir pas pu accoucher de manière naturelle mais c’est comme ça.

  4. Répondre

    Ho ben tu sais je crois que ce que tu as écris va résonner en beaucoup de mamans et de parents !
    certes ma fille n a peut être pas été dans les extrêmes de ce que tu décris mais je crois avoir connu ou ressenti tout ce que tu décris ici ..
    on est tellement pas tellement prépare à ces nouveautés et à connaître ces situations !!
    Il faut bcp de patience , de moments pour soi ou avec son amoureux , du réconfort , de l entourage pour se sentir bien je pense… j espère que ça continuera à s améliorer pour toi !

    • lechoixduroi
    • 29 mai 2015
    Répondre

    bravo et merci.
    Bravo pour oser dire ce qu’il est interdit de penser.
    Une femme est faite pour enfanter, il va donc de soi qu’elle détient le SAVOIR sur les bébés, le SAVOIR ETRE, le SAVOIR FAIRE, il ne peut en être autrement car c’est son devoir! Pourquoi un papa aurait le droit de ne pas être à l’aise avec un nourrisson mais pas une maman? Effectivement, une maman porte son bébé dans son corps, mais ce n’est pas quelque chose d’anodin, cela peut être vécu comme une intrusion, une invasion dans ce corps qui ne nous appartient plus totalement, que nous devons partager, pas seulement avec ce petit être intrus qui grandit en nous mais aussi avec le papa s’il veut le sentir bouger, avec la famille et les amis qui; sans crier gard, se permettent de te toucher le ventre en s’adressant au bébé! Se permettraient-ils cela si nous n’étions pas enceintes? Sans parler de tous les examens médicaux, gênant, parfois douloureux pendant ces neuf mois de grossesse!!Je pense que c’est normal qu’il y ait des femmes qui n’aiment pas être enceintes et pas besoin d’avoir une grossesse compliquée pour cela!!
    C’est tellement difficile de dire que c’est compliqué d’être avec son bébé, mais ça l’est encore plus lorsque les personnes à qui vous vous confiées ne vous entendent pas, ne trouvent que comme réponse un peu bateau « il pleure????mais c’est normal c’est un bébé!!!t’es fatiguée??c’est normal la première année est épuisante » alors qu’il serait tellement plus réconfortant d’entendre  » oh ma pauvre ca à l’air d’être un calvaire mais tu fais ce qu’il faut, garde courage, tu es une bonne maman car quoi qu’il arrive tu le fais avec ton coeur, rien n’est mauvais lorsqu’on le fait avec amour; tu peux être fière de toi! »
    Merci de témoigner, de poser des mots sur des émotions, des sentiments tellement partagés entre le bonheur d’être maman, la colère d’entendre son enfant hurler toute la journée, le désarroi face à ce petit être que finalement nous n’arrivons pas à décrypter, la culpabilité de se plaindre alors que nous avons tout pour être heureuse. Merci de permettre de connaitre ce terme BABI, je suis une professionnelle de la petite enfance, je travaille en crèche et je n’avais jamais entendu cette définition! Grâce à vous, j’aurai peut être l’occasion dans ma carrière, d’aider des parents désarmés face à leur enfant qui est lui aussi un BABI! Poser des mots sur l’état de leur enfant, et le mettre dans une case!!!Et oui, sans doute dans des situations précises comme la votre, cela doit être réconfortant d’une certaine façon, d’être mise dans la case « parent d’un BABI »!!! Cela veut dire que vous n’êtes pas seule (seuls n’oublions pas le papa!), que votre enfant réagit normalement pour un BABI (ce qui n’en reste pas moins très difficile), mais votre réaction est donc normale! Un peu de dé-culpabilité !!
    Il y a tellement de choses à découvrir lorsque l’on devient parent, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, des émotions qui débordent, des souvenirs de sa propre enfance qui surgissent! Les copines auront bon raconter des bribes de vie ca ne prépare pas vraiment à ce raz de marée qu’est l’enfantement!! Moi, j’ai deux enfants, une grande de 4 ans et un petit de 4 mois, et je me sens presque coupable de dire que j’ai adoré être enceinte et accoucher, et qu’être maman a été une évidence (boooouuuuhhhh)!!!! Mais j’ai découvert que la place du père était très difficile, souvent exclu des examens pendant la grossesse, lors de l’accouchement, il n’a le droit qu’à un petit mètre carré près de sa femme et encore s’il bouger là parce qu’il gêne un peu… Nous avons découvert ensemble la papa blues!!! Nous ne savions même pas que cela existait!!! Moi je n’ai jamais eu de baby blues mais le lendemain de la naissance de mon ainée, mon homme s’est écroulé!! C’est déroutant, déstabilisant et le personnel de la maternité ne l’a pas aidé le pauvre! Un soir pendant que je prenais ma douche, les larmes ne cessaient de couler sur ses joues, sa fille chérie dans les bras. Une auxiliaire est entrée, la regardée lui a demandé « ca va? » il répond par l’affirmatif machinalement; elle referme la porte et finalement la rouvre pour lui dire « ben dis donc je sais pas ce qui vous est arrivé pendant votre enfance, mais va falloir vraiment travailler dessus parce que vous êtes mal partie! » MERCI pour ce beau conseil qui ne sert à rien, à part faire mal et culpabiliser encore plus!!
    Je crois que je suis partie pour monopoliser votre mur alors je m’arrête!!
    BRAVO et MERCI pour votre témoignage!
    Vous avez raison de dire qu’il faut avancer au jour le jour, la vie des enfants est faite de phases positives et plus négatives, c’est souvent un pas en avant, trois pas en arrière!!! Mais ne douter pas de vos compétences à être mère car tout ce que vous faites pour votre fils, vous le faites avec votre coeur! Regardez dans son visage, et vous verrez sans ses yeux tout l’amour qu’il vous porte!

    • Merci du fond du coeur, quand je lis tous vos messages, je me dis que j’ai bien fait de publier ce témoignage. S’il peut libérer la parole des mamans, c’est très bien.
      Vous expliquez bien comment la mère est considérée dans notre société. D’ailleurs, je voulais aborder dans ce billet plusieurs sujets liés à la maternité mais j’ai dû me recentrer, il y a tellement à dire que je ferai d’autres billets prochainement.
      J’ai l’impression que vos mots auraient pu être les miens, quand vous dites que l’on a très peu voire aucun soutien ni encouragement des autres. « Un bébé ça pleure » c’est exactement ce que j’entendais quand j’essayais d’expliquer les choses aux pédiatres,… Donc je me culpabilisais en me disant que j’étais vraiment pas à ma place, que je faisais mal, que je n’aurais pas dû devenir mère.
      Une fois, j’ai vu une femme médecin qui remplaçait mon généraliste, j’y allais pour qu’elle me prescrive les séances de rééducation du périnée. J’ai craqué à son cabinet, je lui ai parlé un peu, elle m’a dit que toutes les femmes vivaient cela mais qu’elles ne le disent pas, parce-que c’est tabou, parce-qu’elles ont honte ou parce-ce qu’elles oublient… Dernière hypothèse que j’ai du mal à croire…
      J’étais en colère contre la société, contre les femmes, je ne comprenais pas pourquoi il y avait cette omerta, cela n’aide personne ! Comme les oiseaux qui se cachent pour mourir, les femmes se cachent pour souffrir… Je ne trouve pas cela normal.
      Je suis heureuse de briser ces chaînes du silence, j’espère que cela aidera.
      Ne soyez pas désolée d’avoir eu une grossesse et un accouchement qui se sont bien passés, de l’évidence pour vous d’être une maman, c’est vraiment ce que je souhaite à toutes les futures mamans, c’est ce que je me souhaitais aussi ! ;)
      Vous avez raison de parler du papa aussi, ce n’est pas tout simple pour lui même si je crois que ça l’est quand même plus pour lui que pour la maman, puisqu’il est épargné par la grossesse et de l’accouchement ! Ce n’est pas lui qui le porte et le met au monde. Si j’avais pu lui donner cette corvée, je l’aurais fait volontiers ;)
      Merci encore pour votre message qui m’a mis les larmes aux yeux.

    • Sylvie
    • 29 mai 2015
    Répondre

    quel témoignage !
    directrice de crèche et maman de 3 grands enfants, je connais( pour l’avoir souvent croisé)la douleur des mamans qui ont des enfants difficiles; avant d’être en crèche, j’ai travaillé pendant 15 ans en PMI, et accompagné des mamans , qui comme vous, sombraient car leurs bébés étaient tels que vous décrivez Noah.
    A toutes celles qui vivent ça, je conseille de prendre contact avec la puéricultrice de PMI de votre secteur et de demander de l’aide; c’est notre travail et nous ne jugeons jamais, nous sommes là, tout simplement.
    En crèche, nous sommes plusieurs à prendre en charge vos enfants; n’hésitez pas à nous les confier, pour avoir une bouffée d’oxygène, pour penser un peu à vous..
    J’aime votre blog, vous avez beaucoup de goût..et pour la petite histoire, j’ai décoré mon bureau à la crèche comme la chambre de Noah ( mongolfières « fait maison », sticker « arbre » et nichoirs MDM.) Je m’y sens bien..et c’est grâce à vous !
    Sachez que votre Noah vous réserve des moments incroyables, inoubliables, qui vous aideront à oublier cette 1ère année.
    Bien à vous
    Sylvie

    • Merci Sylvie pour votre message. J’espère que les mamans sauront trouver de l’aide car moi je n’en ai pas trouvé.

      Ah je ne pensais pas que la déco de la chambre de Noah aurait autant inspiré, même pour une déco de bureau ! ;) Je suis heureuse si je peux semer des petites graines de bonheur, vraiment ! :)
      Je suis sûre que Noah me réserve bien des surprises, il m’épate de jour en jour, par exemple il veut toujours m’aider dans les tâches ménagères, il aime se rendre utile et faire les choses lui-même !
      Je suis déjà fière de lui et je suis persuadée que ce sera un homme bon.

  5. Répondre

    Il faut oser écrire un tel texte, bravo ! Mon fils n’est pas un BABI, mais je me reconnais en partie dans ton texte. Un accouchement et des premières semaines difficiles, une annonce traumatisante, un avenir incertain… Depuis 8 mois, j’ai l’impression de ne plus rien contrôler et comme toi je me sens très seule. Sans dire que je voulais un « bébé parfait », c’est quand même très difficile à assumer quand tout part en vrille… Je suis heureuse pour toi de lire qu’il y a désormais plus de sérénité, et j’espère que tout cela ne sera plus qu’un « mauvais souvenir ».

    • Merci. Le plus dur quand ça ne va pas bien, c’est de positiver, prendre du recul, garder foi et espoir, courage et patience !
      J’essaie de lâcher prise, d’accepter tel qu’il est mais ce bébé me met les nerfs à vif très souvent ! J’espère aussi que bientôt ce sera un lointain mauvais souvenir…
      Bon courage à toi.

  6. Répondre

    C’est un très beau témoignage, dans lequel je me reconnais beaucoup. Contrairement à toi, j’ai vécu une grossesse extra, j’ai pu travailler jusqu’au bout (vendeuse prêt à porter!), j’ai eu un accouchement dont je garde un très bon souvenir (malgré le fait que mon loulou ait été en siège décompleté, ce qui ne m’a pas empêché d’accoucher par voie basse!). Mais à partir de la, dégringolade ! Il pleurait beaucoup, et très fort (ma mère n’arrêtait pas de me dire qu’il avait « du coffre »!!! je t’en foutrais du coffre, au quotidien!!!!), j’ai très mal vécu les 9 premiers mois, il dormait très mal, avec une période ou il se réveillait toutes les heures ! J’étais épuisée, vidée, et même si le papa était très présent dès qu’il le pouvait, j’avais perdu le goût des choses ! J’ai failli briser notre couple ! Aujourd’hui Levi a 2ans et demi, il marche depuis qu’il a 1 an, et ça a été un soulagement pour nous. A partir de la, les échanges sont plus affectifs (et je te suis dans le fait qu’au départ on est esclave de l’enfant sans rien en retour! c’est très dur à vivre!). Il a fait ses nuits vers 17 mois, je n’y croyais plus !!! lol! Et les périodes de poussées dentaires ont été affreuses également ! Maintenant, même si il est toujours très très actif, il se fait mieux comprendre, et les câlins et les bisous réconfortent tous les maux qu’il peut encore y avoir ! Il y a d’autres difficultés bien sur, mais je les trouve beaucoup plus surmontables ! Comme toi, je pense avoir mis des freins à certaines amies qui n’avaient pas encore d’enfant ! Mais je pense qu’au moins c’est les prévenir que tout n’est pas forcément tout beau, même si certaines mamans vivent des choses de façon différentes de nous ! (et cette phrase « c’est que du bonheur » n’est pas valable pour tout le monde, du moins pas au début !) Au moins, quand elles auront des enfants, elles sauront qu’il ne faut pas s’attendre à la facilité. Et je leur souhaite que ce soit plus simple que ce que j’ai vécu ! Mais justement avec ce que j’ai vécu, je pense que ça a resserré les liens avec le papa, que je vis les choses différemment maintenant avec Levi. Et j’envisage même d’avoir un 2eme enfant ! Comme quoi ! ^^ ! Je t’embrasse ma belle et te souhaite de merveilleux moments avec ton loulou !

    • Merci beaucoup Estelle pour ton témoignage et ton message d’encouragement.
      Pas facile pour le couple non plus, je n’ai pas trop abordé le sujet mais il est certain qu’un bébé le met à rude épreuve…
      Heureusement que Noah a fait ses nuits plus tôt. Aïe aïe aïe les nuits qu’à 17 mois, j’imagine même pas ! :(
      Tu me donnes espoir par rapport à ton histoire, il me tarde qu’il grandisse et qu’il parle, ce sera sûrement plus simple à gérer ! Dis donc bravo pour le deuxième ! Je ne peux pas l’envisager du tout ! ;)

  7. Répondre

    Wahou quel témoignage, je ne connaissais pas du tout non plus le terme de BABI et j’avoue que c’est quand même flippant. Je me souviens aussi des 3 premiers mois, je pense que pour tout le monde c’est pareil, à des degrés différents bien sûr. Le mien est facile à vivre je ne vais pas dire le contraire mais les coliques je m’en souviens. Ce sentiment d’impuissance surtout, ne rien pouvoir faire pour le soulager. Les cris me faisaient du mal, c’est dur d’entendre son enfant hurler. J’ai utilisé une technique que certaines pourraient qualifier de mauvaise mère ^^, je mettais des boules quies looool Ça atténuait énormément le volume sonore, j’étais plus détendue et du coup plus apte à calmer bébé. En tout cas, chapeau pour ton témoignage et plein de bisous à vous!

    • Ahah je n’avais pas pensé aux bouchons ! ;) Les pleurs, je veux dire les hurlements étaient difficilement supportables, je saturais très vite aussi…

  8. Répondre

    Je te remercie pour ce témoignage. Il faut du courage et moi qui ne suis pas encore Maman, je pense qu’il est bon de connaitre aussi cette version de la maternité. Je vois certaines amies qui souffrent mais qui n’osent rien dire car ce n’est soit disant pas des choses à dire. Je suis convaincue que la maternité n’est pas si simple à accepter, je sais que je suis indépendante et j’ai parfois peur de toute l’attention que demande un enfant. Je trouve ta démarche trés honnête et ça fait justement de toi une maman à l’écoute, de toi et de ton enfant.
    Bonne route (et il est vraiment trop beau ce petit!!)

    • Merci Julie pour ton message ;) J’espère que mon article ne va pas te dégoûter de la maternité, c’est pas le but mais comme tu dis c’est bien de connaître tous les aspects de la maternité. Et avant d’être maman, je n’avais jamais vu ni entendu parler de BABI, cela a été un sacré choc pour moi d’en avoir un, surtout un premier… Cela m’aurait sûrement un peu moins chamboulée si je savais à quoi je faisais face !

    • Vané
    • 31 mai 2015
    Répondre

    Cet article m a vraiment beaucoup touché. Maman d une petite fille de bientôt 4 mois, je me retrouve beaucoup dans ce que vous avez écrit. Je ne sais pas si ma puce est véritablement un BABI mais elle y ressemble beaucoup sur certains points. Elle est extremement demandeuse, exigeante, hurle beaucoup etc… Comme vous je connais ces situations dans lesquelles nos proches (et moins proches) se permettent des commentaires qui blessent alors que nous attendons du soutien et de la compassion. Etre mère n est déjà pas évident mais avec un BABI, il y a de quoi se poser mille et une questions, se sentir dépassée, et etre a bout physiquement et moralement. Je vous remercie car ce que vous avez écrit permet de ne pas se sentir seule. Pour ma part et pour tenir le coup, j ai décidé de  » lâcher du lest » en n écoutant plus les bonnes âmes pleines de bons conseils et surtout en essayant de trouver les petites choses qui peuvent nous simplifier la vie. Alors oui, malgré la menace qui plane sur moi d avoir plus tard une fille capricieuse (selon a peu près toute ma famille), je cododotte car c est le seul moyen pour ma puce de dormir un peu (elle refuse catégoriquement le berceau depuis sa naissance même à la maternité) et pour moi de récupérer. Je suis ainsi plus a son écoute la journée et je peux assurer ma journée de boulot. Oui, je la porte beaucoup et j ai décidé d’essayer de répondre à ses pleurs même si ça doit me prendre la journée ( tant pis pour le reste : pour le ménage & co, on repassera plus tard). Parfois j y arrive, parfois non. Mais dans tous les cas, je fais de mon mieux et avec tout mon amour de maman : et ca, c est déjà pas mal :-) je vous souhaite beaucoup de bons moments avec votre petit Noah !

    • Merci Vané pour ton message. Tu fais exactement ce qu’il faut, c’est à dire t’écouter toi ! et ça on ne le dit pas assez aux jeunes mamans, on préfère leur balancer de faux conseils, des jugements culpabilisants et angoissants !
      J’espère que le quotidien est plus doux avec ta petite.

    • Aurélie
    • 2 juin 2015
    Répondre

    Encore bravo pour ton bel article qui a beaucoup fait parler ! C’est ta victoire à toi ! Ta difficile expérience fait du bien à d’autres mamans ! Je pense as-tu essayé différentes méthodes pour essayer de l’aider : ostéo, homéopathie, psy pour t’aider et l’aider indirectement…. Mais bon nous on a fait pleins de séances d’ostéopathie pensant décoincer ce qui n’allait pas mais non rien de très flagrant…

    • Merci Aurélie ;)
      Oui on a fait de l’ostéopathie, on n’a pas essayé l’homéopathie, j’ai vu une pédopsychiatre qui en gros m’a dit qu’il était comme ça parce-qu’il ressentait mon angoisse… Super…

  9. Répondre

    Bonjour & surtout merci pour votre article.
    Quand Nath est né nous avions les mêmes soucis & surtout les mêmes réflexions de la part des gens. Lire votre article me fait déculpabiliser. Oui on s’occupe bien de nos enfants, c’est juste qu’ils ne sont pas faciles et du coup, ne rendent pas nos journées faciles non plus.
    Il y a quelques temps, j’ai écrit un article sur les BABI sur mon blog : http://bookandscrap.blogspot.fr/2015/03/les-babi-il-est-temps-que-jen-parle.html surtout avec l’arrivée de la 2ème. Je ne sais pas si ça peut vous intéresser mais je me permets de vous le donner :)
    Bonne continuation à vous !

    • Merci Céline pour ton message ! Au contraire tu fais bien de partager ton expérience, cela aide les mamans à se sentir moins seules, cela donne du courage aussi. WOUAH 2 enfants BABI, je te tire mon chapeau ! Je vais m’arrêter à un seul ;)

    • Fanny
    • 19 juin 2015
    Répondre

    Hello! merci pour ce super article! J’ai vécu exactement tout ce que tu as écrit, c’est fou! Quand je me rappelle ces moments je suis contente d’y avoir survécu et surtout de ne pas avoir écouté les conseils que l’on m’a donné (laissé pleurer bébé, ne pas le prendre trop dans les bras…), même de la part de professionnels… J’ai plutôt fait tout l’inverse (cododo et portage, pas le choix si on veut apaiser bébé!) et mon Babi m’a permis de me remettre en question et de me tourner vers la parentalité bienveillante que je trouve particulièrement bien adaptée aux petits hypersensibles. J’ai aussi un peu délégué au papas et grands parents pour recharger les batteries et (tenter) de rester sereine. Actuellement ma fille a deux ans et demi. Je pense que c’est maintenant une EABI, nous avons encore quelques difficultés mais elle a tellement de qualités, je suis si fière d’elle! Elle me fait grandir et j’apprend chaque jour. J’ai récemment acheté un bouquin: « les enfants hypersensibles » d’emmamuelle rigon, que je recommande vraiment. Bon courage à toutes en tout cas, et ne culpabilisez pas, ce n’est pas « à cause » de la maman que les enfants sont comme ça, ce sont seulement leur caractère, et il faut faire avec ;-)

    • Merci pour ton message Fanny. Malheureusement les gens nous donnent trop souvent des mauvais conseils qui sèment encore plus le doute chez nous…
      Il faut d’abord s’écouter et je ne l’ai pas assez fait ! Tu as bien fait de faire comme tu le sentais !
      Je sens que ces bébés et enfants aux besoins intenses ont un énorme potentiel, il faut juste savoir comment les « prendre ».

      Merci pour le bouquin, je vais l’acheter. ;)
      Et merci de dire que ce n’est pas à cause de la maman, ils sont nés comme ça. Le pire c’est que pendant longtemps on m’a dit que cela était de ma faute et j’y ai cru, ce qui m’a encore plus fait culpabiliser…

    • helene g
    • 19 juin 2015
    Répondre

    bonjour mon fils est exactement pareil que le tiens mise a par quil est tjrs nerveux y la 18mois et refuse encore son lit y len ai terrifier dailleur et a lheure daujourdhui on me sort souvent que mon fils est un capricieux hors que cest faux.Je sais pas si vous cest pareil mais je fait du cododo pour quil dorme sinon cest un enfer .Et faut ce dire on a des enfants geniaux faut pas douter de soit y son juste plus demandeur que dautre.biz a bientot

    • Merci Hélène pour ton message.
      Je ne fais pas de cododo car c’est tout simplement impossible ! J’ai déjà essayé mais il ne s’endort pas, Noah bouge tout le temps !
      J’espère que ça va mieux maintenant.

    • Véronique
    • 20 juin 2015
    Répondre

    Wow! Quel témoignage! J’aurais pu presque tout écrire et raconter la même chose. C’est tellement difficile, déstabilisant mais aussi enrichissant. Maintenant que mon coco a un an et que ça va mieux je peux être fière d’y avoir survécu. Car oui je ne pensais pas m’en sortir et y survivre. Je me souviens avoir tellement dit souvent que j’étais en mode survie, je faisais ce que je pouvais et je survivais à chaque journée. Merci pour ce texte qui me permet de réfléchir à nouveau sur cette période passée (qui est si proche…. Mais on oublie si facilement l’intensité quand on vit de merveilleux moments avec notre enfant).

    • Merci Véronique pour ton message. C’est de la survie et on fait face car on n’a pas le choix de toute façon ! Je suis aussi fière de moi après avoir survécu à tout cela mais je n’en sors pas indemne. Je n’oublie pas justement cet enfer et je ne souhaite pas avoir d’autres enfants…

  10. Répondre

    Je viens de lire cet article qui a été relayé sur la page FB des BABI et EABI et cela me conforte de plus en plus dans l’idée que mon petit garçon de 4 mois est un BABI. J’ai moi aussi écrit un article où je raconte mon quotidien difficile et le décalage que je ressens avec les autres parents de nourrisson : http://lifeisskirt.com/2015/06/09/mon-bebe-est-il-un-babi/
    Merci pour ce témoignage, il m’est précieux.
    J.

    • Merci pour ton témoignage, en le lisant j’ai l’impression que tu parlais de mon fils ! ;)
      Comme tu dis, difficile d’être comprise et soutenue… Et voir les autres mamans avec des enfants coolos, ça nous en rajoute une couche. On se demande forcément pourquoi le nôtre est aussi nerveux et pourquoi c’est si compliqué… Il y a de tout je pense, le caractère, les problèmes de digestion, le RGO, les poussées dentaires, un bébé aux besoins intenses, et le tout est explosif !

    • Annie
    • 29 juin 2015
    Répondre

    Témoignage très touchant ! Mon BABI a maintenant 18 mois et malgré une amélioration, c’est toujours difficile. L’incompréhension de notre entourage, le manque de sommeil et ces crises qui se mélange avec le terrible two ouf! Mon couple en a pris un coup, ma santé mentale aussi. J’aime mon fils plus que tout et je souhaite l’accompagner dans ses défis du quotidien, mais je trouve ça épuisant et déroutant par moment. Ce témoignage me fait tant de bien de voir que d’autres vivent la même chose. Pour un premier bébé disons qu’on a pogné le gros lot ;). Difficile de ne pas se remettre en question. Merci pour ce baume réconfortant.

    • Merci Annie pour ton message, je sais que cela reste difficile mais je veux croire que cela ira de mieux en mieux. Comme on dit l’espoir fait vivre ! ;)
      C’est sûr que pour la forme physique et mentale, on en prend un sacré coup !
      Je pense qu’il est important de prendre soin de soi et de son couple aussi, plus facile à dire qu’à faire, je sais ;)
      Et je me suis dit une chose aussi, c’est d’accepter son bébé tel qu’il est, faire le deuil de l’enfant idéalisé…

    • Farah
    • 9 juillet 2015
    Répondre

    Votre témoignage m’a complètement ébranlée. Mon fils de 7 semaines est la copie conforme de votre enfant au même âge. Je suis complément désemparée. Malheureusement votre témoignage ne m’a pas rassurée au contraire il m’a complètement déprimée. Je savais qu’il ne ressemblait pas aux autres bébés même si c’est mon premier enfant. Je l’ai senti tout de suite à la maternité surtout lors de la mise au sein qui s’est soldée par un échec comme vous ( même réaction, tout pareil). Ce qui me terrorise c’est qu’il n y a pas de solution et que je vais devoir supporter ce stress engendré par ses cris pendant encore des mois ! Je ne pense pas que j’y arriverai. Je voulais juste un enfant normal. Je sature. La perspective des jours et des nuits qui arrivent s’annonce sombre pour moi.

    • Farah, je suis désolée, mon témoignage n’a pas pour but de déprimer les autres mamans. :(
      Je tiens à vous rassurer, les choses vont évoluer mais il faut une sacré dose de patience et de sang froid. Et de l’aide si vous pouvez en avoir !
      Avez-vous un pédiatre ? Quelques fois une intolérance aux PLV, un RGO, des coliques sont à l’origine des pleurs excessifs de bébé.

    • Juliet G
    • 19 juillet 2015
    Répondre

    Merci pour ce partage, important, secouant, probablement pas indiqué pour des nullipares, effectivement.

    Je me suis reconnue, un peu, juste un peu. Je fais partie de ces femmes qui aiment être enceinte, que cela rend vivante et épanouie, mais je comprends qu’il puisse en être différemment.
    Ma deuxième fille est née avec un défaut cardiaque, chose que j’ai apprise quand elle avait 2 jours – dur !
    Nous savions qu’elle aurait besoin d’une opération à coeur ouvert pour ses quatres mois et d’ici là, il faudrait rendre sa vie la plus douce possible (on avait jusqu’à 7 médicaments par jours à lui donner, je devais pomper mon lait une fois sur deux pour ajouter de la poudre de lait infantile dedan, car elle ne devait pas avoir trop de fluide, etc…).
    Elle a effectivement passé des journées entières à me hurler dessus, des jours où j’ai cru devenir folle, ou je l’appelais mon bourreau, ou je voulais sauter par la fenêtre… Mais j’avais l’expérience d’un premier enfant, je pense que ça m’a aidé. Et j’ai repris le travail dès que j’ai pu, ça m’a sauvé la vie !!!
    Quand elle a été opérée, elle a eu encore plus d’énergie qu’avant, elle se réveillait la nuit pour chanter et rire, c’était doux et dur à la fois (la fatigue, cette enemie – après dix jours à la veiller jour et nuit en soins intensifs, revenir à la maison dîner avec mon aînée, repartir à l’hopital…). Parce que c’était une survivante, je pense qu’on lui a passé plus de choses qu’à sa soeur. Parce qu’on était si heureux qu’elle soit en vie et tirée d’affaire, on a eu de la patience pour dix, mais c’est vraie qu’elle est une enfant exigeante.
    La transition s’est vraiment opérée entre 18 mois et 2 ans. Elle a vraiment appris et compris beaucoup, elle est devenue plus « raisonable », plus à l’écoute comme elle a vu que ses comportements positifs étaient récompensés, et que ses caprices étaient punis. Elle est maintenant douce et attentive, même si elle fait des caprices, il est de plus en plus facile de s’occuper d’elle.
    Je pense que le contact avec d’autres enfants est aussi très positif. Il permet à l’enfant de se situer dans la société et de se comparer aux autres, ce qui l’aide à se structurer.
    Nous vivons à l’étranger avec uniquement des sytèmes de créches privées qui coutent chers, mais ç vaut le prix (1000 euros par mois quand même ! Mais on a pas d’autre choix).
    On a du mal à boucler le mois, mais je continue à travailler car c’est ce qui me donne la force des autres défis du quotidien.

    Courage !!!

    Juliet

    • Merci Juliet pour ton message. Cela a dû être très effrayant de faire face aux problèmes de santé de ta fille… en plus de tout le reste. Heureusement qu’elle est en bonne santé maintenant.
      Je me reconnais dans ce que tu dis, le fait que ta fille avait des problèmes de santé, tu lui passais plus de choses. C’est ce que j’ai fait aussi un peu, les problèmes de pieds de Noah ne sont pas aussi graves que ceux de ta fille mais le fait qu’ils portaient jour et nuit des chaussures orthopédiques, ne lui facilitaient pas le quotidien et on essayait d’être plus indulgents. Mais il a tout de même un caractère bien trempé ! ;)
      Je vois une amélioration aussi depuis qu’il a 18 mois, mais il reste encore assez sensible, il peut vite taper une crise car il ne gère pas encore toutes ses émotions et frustrations.
      Je pense aussi que dans mon cas, le contact avec d’autres enfants et la séparation sont favorables à Noah et moi !

    • Laura
    • 11 septembre 2015
    Répondre

    Salut ! Comme je comprend tout ce que tu dis … J’ai vécue tout ça, toute seule car le papa est parti. Ça a été terrible, tout ces sentiments de culpabilité, de doute, de joie quand même mais aussi des peurs, des angoisses terribles… Ces personnes qui te disent que si il pleure c’est des caprices et de l’autre côté que les bébés pleure pour une raison. Tu te dit « je fais quoi » j’y vais ou j’y vais pas et ça rend dingue a force car tu perds ton énergie et tu veux le mieux pour ton enfant … Je n’ai pas eu un bebe BABI, mais j’ai plongée dans un gros post partum, dépression etc … J’ai pris sur moi, et mon fils qui va avoir 12 mois m’a donné la force de sourire et de me dire que ça va passer. C’est passé, mais en effet avoir un enfant peut être bien plus compliqué et contradictoire qu’on ne le croit. J’ai appris moi aussi la patience et beaucoup de choses avec ce petit être. C’est bouleversant, intense, profond, et au fond c’est merveilleux. Et petit a petit c’est de mieux en mieux. C’est courageux d’ouvrir un débat sur ce sujet et d’en parler comme ça. Merci, pleins de bonheur pour la suite!!!!

    • Merci Laura pour ton message, cela doit être encore plus difficile à gérer si le papa est parti. Je te souhaite plein de bonnes choses pour la suite. Comme tu dis, c’est intense dans tous les sens du terme mais ces petits bouts nous donnent beaucoup aussi. ;)

    • Tiffany
    • 26 novembre 2015
    Répondre

    coucou! Je viens de découvrir ton blog et c’est le premier article que je lis. J’ai trouvé ton blog super cool et pas mal d’article m’intéressait car je suis une fan du vintage et de deco. Bref, je me suis intéressée a la rubrique  »maternité’ par hasard et surtout par curiosité, mais je ne m’attendais pas forcement a ce genre d’article.

    J’ai aimé lire ton ressentit, ce que tu as vécu.
    Je ne connaissais pas les BABIS , et je ne savais pas non plus qu’il y avait plusieurs  »sortes » de bébés, mais je suis contente de l’avoir appris car peu de mères en parlent.
    J’ai d’ailleurs trouver ton témoignage plutôt courageux, et j’ai encore envie d’en savoir plus dans tes prochains articles :) .
    J’avais vaguement entendu parler du babie blue mais je ne savais pas trop en quoi cela consistais, une femme a parlé de suicide dans les commentaires, et je ne pensais pas qu’en donnant la vie on pouvais avoir envie de supprimer la sienne. En tout cas cette épreuve a du te rendre plus forte!

    Je m’intéresse beaucoup aux femmes, leurs placent dans la société, son émancipation, etc..
    Je ne savais pas qu’avoir un enfant demandait autant d’efforts, de fatigue, de patience et de surmenage. Je suis encore jeune, mais j’ai un fort désir d’avoir un enfant, et le fait d’accoucher me fait un peu peur, je regarde souvent Babi Boum a la télé pour avoir a peu près une idée du déroulement d’un accouchement, mais je n’avait aucune idée de ce qui se passait ensuite. Je n’imaginais pas qu’un bébé pouvait faire autant de crises, comme le tien, et j’ai beaucoup d’admiration pour toi. Ca n’a pas du être facile, surtout si tu n’avait personne a qui te confier. Ce qui a du être dur aussi, ce sont les jugements des autres, ou leurs commentaires.
    Maintenant tu peux te confier à travers ton blog, et j’espère que cela t’aidera.
    J’ai aussi peur de la relation avec le papa après l’accouchement et le traumatisme qu’ il peut subir lui aussi.
    J’ai aussi lu les commentaires très intéressants, ou une femme disait qu’elle ne  »possédais plus son corps » avec un  » intrus  » à l’intérieur. Je n’avais jamais vu des témoignages de ces femmes enceintes, que je trouve extrêmement courageuses, car pour moi toutes les femmes enceintes nageais dans le bonheur, et je me suis rendu vite compte que ma vision de la grossesse était idéalisée. J’entendais que des femmes exprimer leur bonheur d’être enceinte, et je trouve normal que celles qui ne le sont pas puissent s’exprimer. Je trouve que peu le font par peur du jugements des autres.
    Tu ce que tu as dit était tellement sincère, je n’avais pas l’habitude de lire des articles comme le tien et j’ai beaucoup apprécié, je vais faire partie de tes lectrices! Même si je ne connais pas grand chose a ton univers, cela me plongera dedans!

    • Bonjour Tiffany, merci beaucoup pour ton message. Je suis contente d’en parler publiquement car cela libère un peu la parole et déculpabilise les jeunes mamans. Il n’y a pas assez d’accompagnement et de soutien pour les jeunes mamans et je trouve cela très dommage…
      Ne t’inquiète pas pour ton futur, on ne sait jamais ce qu’il va se passer et comment on va réagir. Le tout c’est de pouvoir se reposer et se confier auprès de personnes si ça ne va pas, ton conjoint sera là pour toi aussi, même s’il peut aussi se sentir un peu dépassé quelques fois. Le top c’est d’avoir des amis ou de la famille proches qui peuvent te soulager.
      La maternité n’est pas un long fleuve tranquille mais c’est tellement enrichissant. La vision idéaliste de la maternité est trop véhiculée dans notre société même si de plus en plus des voix s’élèvent pour parler de l’autre côté sombre. Il ne faut surtout pas avoir peur de dire que cela ne va pas. On est humaines avec nos forces et nos faiblesses.
      A bientôt ;)

    • Lexie
    • 28 janvier 2016
    Répondre

    Je suis arrivée sur ce blog via pinterest parce que j’ai vu une épingle de déco de chambre bébé qui m’a plu, et plus je poursuis ma lecture des articles, plus je me retrouve avec ma fille aînée. Personnellement je pense qu’il n’y a pas de hasard, que des rendez-vous.
    Moi non plus je ne me voyais pas avoir d’autres enfants, alors que moi aussi je ne voulais pas faire un enfant unique à l’origine. Alors lorsque je suis tombée enceinte de ma 2ème alors que ce n’était pas prévu, ça a été un gros choc, et j’ai même songé à l’avortement… Mais finalement, je ne regrette rien. Ça me semble toujours tellement incongru d’avoir ce bébé calme et tranquille. Le bébé tel que je me l’étais imaginé en fait. J’avais fini par croire que ça ne devait pas exister, haha !
    Et en fait, c’est grâce à ma 2ème que je réalise vraiment à quel point ça été dur, et à quel point ça reste dur, avec ma 1ère. En découvrant une enfant patiente, je sors enfin la tête du guidon, car elle me laisse de l’espace. Il y a du temps pour moi, et ça, je ne savais même plus ce que c’était ! Et paradoxalement, c’est maintenant que je pète plus les plombs. Mais je pense que c’est une bonne chose. Je réalise tout ce que j’ai sacrifié de moi, et je suis juste en train d’effectuer un rééquilibrage des choses. Et en ce qui me concerne, je ne crois pas que j’y serais arrivée autrement.
    Je trouve l’appellation BABI inappropriée, parce qu’on se dit qu’un jour ça va finir par passer. Or ce genre de profil, il faut s’y faire, c’est à vie. Tout sera toujours intense. Et c’est difficile de prendre du recul. J’avais l’impression que j’aurais été une mauvaise mère. Mais là, il y a quelqu’un d’autre qui a besoin de moi, et qui a besoin aussi d’une « bonne mère ». Mais c’est dingue, ma 1ère (3 ans et demi maintenant) me demande toujours plus d’attention que sa petite sœur. Alors qu’elle sait manger seule, s’habiller seule, aller seule aux toilettes, etc, contrairement à sa sœur que je dois nourrir, changer, langer, etc…
    Je vous conseille un livre qui m’a énormément aidée. « Chacun son caractère »
    http://www.editions-jclattes.fr/chacun-son-caractere-9782709638371
    Où j’ai compris que ce n’est pas seulement une question d’être hypersensible, hypertonique et hyperactif. Car je suis moi-même tout ça, et jamais je n’ai hurlé à la mort au moindre grain de sable. Il y a d’autres paramètres encore qui entrent en jeu. Notamment la capacité à s’adapter, la tolérance à la frustration, l’humeur…
    Avec ces profils, tout se transforme toujours en défi. Et là actuellement chez nous, c’est l’école. Qui n’est pas vraiment adaptée à ce genre de tempéraments…
    II faut encore et toujours se dépasser pour trouver des solutions à des problèmes qui n’en sont pas pour les autres. Ça demande de l’énergie ! Et ça fait du bien de se dire que d’autres vivent la même chose, pour partager, échanger, progresser… même si ça ne court pas les rues ! Parfois, au détour d’un lien sur le net… ;)

    • Merci pour ton témoignage Alexia. Tu as eu de la chance avec ta deuxième ;) J’ai déjà lu des témoignages de mamans avec plusieurs enfants BABI… Je ne veux tellement pas revivre ça que je ne prendrai pas le risque d’en faire un deuxième en espérant qu’il soit différent… Les autres mamans ne comprennent pas forcément, elles me disent « oh mais tous les enfants sont différents, le deuxième sera différent ». Et moi je dis « ou pas ! » C’est la loterie ! ;)
      Merci pour le bouquin, j’ai lu aussi « Les enfants hypersensibles » où cela explique les différents « profils », j’ai retrouvé Noah dans un peu tous les profils… Ce qui est difficile, c’est qu’on doit s’adapter à des enfants sensibles et imprévisibles, on peut trouver un truc qui marche un jour et pas le lendemain. On se remet pas mal en question aussi du coup, est-ce que je fais bien, comment faire ?… En ce moment, je me dis que ce sera plus simple quand il sera grand, mais peut-être pas… L’avenir me le dira !
      J’espère qu’à l’école ça se passera bien pour Noah, j’imagine bien que ces enfants ne trouvent pas leur place dans les écoles traditionnelles… bien trop rigides ! Dans l’idéal, j’aimerais qu’il aille dans une école Montessori.
      Merci encore pour ton message.

    • Hélène LC
    • 8 février 2016
    Répondre

    J’avais déjà lu cet article mais là après 9 mois de nuits hâchées et une semaine de poussées dentaires, cela me fait du bien… Du bien de voir qu’on peut aimer son enfant plus que tout en pensant des horreurs, en souhaitant plus que tout partir loin, en appréhendant la nuit future à passer. Je suis maman de Gustave, petit BABI de 9 mois, qui me fait globalement vivre un enfer depuis 9 mois, à part quelques périodes d’acalmie. Ici le seul salut c’est le sein, qui me « sauve » mes nuits même si il peut téter encore jusqu’à 10 fois par nuit les mauvaises nuits… La reprise du boulot à ses 4 mois m’a évité la folie, mais que c’est dur… Cette fatigue, cet épuisement, ces cris perpétuels, cette angoisse de le voir se mettre à hurler à la moindre contrariété…. Ce matin j’ai le moral au plus bas, et j’ai l’impression que nous n’en sortirons jamais. Chaque journée est une course contre la montre avec pour unique but : l’entendre pleurer le moins possible. Bref si jamais vous avez un message d’espoir avec quelques mois de recul de plus, je prends…. car moi qui voulais des enfants rapprochés je ne suis même plus certaine d’en vouloir un deuxième, ni même que mon couple survivra à cette épreuve…. Merci encore pour votre témoignage sincère.

    • Bonjour Hélène, je comprends votre épuisement et votre ras-le-bol. Et il ne faut pas culpabiliser de ressentir cela, on n’est pas inépuisable… Essayez de vous reposer le plus possible et de vous faire aider, si vous pouvez confier votre bébé une soirée, un week-end à une amie ou un membre de la famille, n’hésitez pas.
      Les poussées dentaires sont énervantes pour bébé et les parents, mais heureusement il y a quelques solutions pour soulager bébé.
      Il faut tenir bon, je sais que c’est difficile d’entendre les hurlements de bébé mais au fil des mois il va grandir, il va découvrir le 4 pattes, puis la marche. Les BABI sont sensibles, on fait du mieux qu’on peut mais ils doivent aussi comprendre qu’il y a des limites à ne pas dépasser.
      Pour apaiser les crises, j’essaie de lui changer les idées avec autre chose, je lui donne sa tétine et son doudou, même si quelques fois il a juste besoin d’hurler pour décharger… Quand il est trop pénible et qu’il est hurle pour un oui ou pour un non, je le mets dans sa chambre et la crise se termine vite.
      Parlez-en avec votre conjoint, il est important de bien communiquer, de partager ses ressentis et de se soutenir. C’est normal que la vie de couple en prenne un coup, un bébé ça change la vie mais il est important de vous accorder du temps tous les deux. Courage Hélène !

    • ségo
    • 14 mars 2016
    Répondre

    bonjour,
    wahou je lis votre témoignage et même deux ans plus tard il est poignant. Si j’écris (souvent j’aime rester en sous-marin) c’est pour vous rassurer, aucun enfant n’est pareil, ni aucune grossesse. Sur mes 5 (ben oui ;-)), ce fut un apprentissage de chaque instant, et ma petite dernière de 18 mois continue à nous étonner avec le papa ! à nous étouffer aussi ! grossesses différentes, mais toujours malade (jusqu’à la délivrance !), aujourd’hui les choses seraient différentes car vous êtes déjà différente ! L’accouchement, c’est hyper violent, hyper choquant, parfois décevant, mais c’est tout de même un peu hallucinant : un truc vivant qui vient de moi ! pour mon premier je trouvais ça bestiale, pour ma dernière (et unique péridurale) apaisé : la maternité, le soleil, la gentillesse des sages-femmes, tout était là pour que je puisse souffler. Pour les BABI, heureusement ils sont parfois différents, j’en ai eu un sacrément « reloup » et étrangement celui qui avait survécu à 6 mois sous pilule (ben woui !), il a pleuré 18 mois et ne dormait que sur le ventre (il ne fait toujours pas ses nuits même à 7 ans ! l’insomnie c’est vraiment pénible) mais fait parti des « attachiants » : d’adorables monstres usants mais qui se bonifient avec le temps. Bon je ne vous raconterai pas chacun de mes trésors. Je vous dirais juste que chaque baby (;-) est différent, que les boules quiès m’ont sauvée (je ne supporte pas les pleurs des bébés car je me sens si impuissante), que je suis partie nombre de fois en désintox d’enfants 24h pour dormir, que ma vie professionnelle m’a permis et me permet de garder mon équilibre (tant pis pour les mauvaises langues qui me traitent de mauvaise mère), et que le plus important c’est que la maman et le couple (parce qu’on ramasse avec un boutd’chou qui hurle !) sont le plus important. Vous êtes magnifique de courage, bravo jolie maman. Le petit plus d’avoir plusieurs enfants : ils sont plus calmes à jouer à plusieurs, quand on dit « non » à plusieurs c’est plus facile, ils ont moins de pression sur les épaules, le grand nous console et nous montre que l’on peut y arriver quand le plus petit est dur à vivre. Je ne regrette en rien mes douloureuses années (hyper douloureuses;-)mais pour rien au monde les referais (il faut l’avouer). Bon courage et belle vie à votre petit prince et sa maman.

    • Bonjour Ségo, merci beaucoup pour votre message.
      Je ne suis pas prête et je n’ai pas envie aujourd’hui d’un deuxième enfant, il y a eu trop de souffrance physique et psychologique. Je trouve que les mamans de plusieurs enfants, comme vous sont bien courageuses, moi je ne me sens pas du tout de m’embarquer avec plus de 2 enfants. Je n’y arrive déjà pas avec un ! ;) Concilier vie pro, vie familiale, vie sociale et vie de couple est un sacré challenge pour les femmes et je me demande souvent comment elles font !
      Je me doute bien que chaque grossesse et chaque enfant est unique mais Noah remplit bien notre vie et on a aussi envie de profiter. Donc il sera enfant unique :)
      Merci encore pour votre message, belle continuation à vous aussi.

    • Agathe
    • 12 juillet 2016
    Répondre

    Bonjour,

    Je m’appelle Agathe, et ma fille de bientôt 22 mois, Héloïse.
    Depuis toujours, le papa a vu qu’elle avait quelque chose de différent, a toujours pensé à de l’autisme ou un TED, mais le comportement de notre fille balayait pourtant les symptomes avérés de ces maladies.
    Moi, je n’ai rien vu, trop occupée à essayer de devenir une bonne mère, et trop occupée à ne pas reproduire le schéma familial et ne pas ressembler à ma mère, peu présente, ayant préféré la nourrice.
    J’ai comme vous vécu l’enfer pendant les 7 mois où je l’ai gardé à la maison avant de la mettre en crèche.
    Même quotidien, colliques, hurlements incessants, impossibilité de la poser, siestes trop rares et trop courtes, cocktail pour pleurer et hurler à longueur de journée.
    Parce que, contrairement à toi, je suis nerveuse, et j’ai beaucoup de mal à contenir mes émotions (je dois être hypersensible aussi), ma pauvre enfant ayant dû supporter mes crises d’hystérie de ne plus pouvoir supporter les siennes.
    Plusieurs fois le papa a dû rentrer en catastrophe du travail, parce que je ne pouvais plus supporter ma fille, à la limite de la secouer ou de la balancer à travers la pièce….
    De l’écrire, j’en ai les larmes aux yeux, pétrie de dégoût de moi-même et de culpabilité. Cette pauvre louloute avec sa mère incapable de faire face…
    Heureusement tout ça est loin maintenant.
    Mais même si elle marche, et commence à parler, notre fille se gratte à sang dès qu’elle est contrariée, énervée ou fatiguée, dès qu’elle est nue.
    Son corps est couvert de griffures et de croutes, et ni les dermato, ni les pédopsy n’y peuvent rien…
    Elle ne supporte pas la contrainte, ne supporte pas qu’on lui enfile les manches, qu’on lui passe la tête dans son t-shirt, qu’on lui coupe les ongles….
    C’est une petite fille qui est très câline, curieuse, très en avance pour tout, qui sait écouter, qui comprend et qui est très empathique, qui aime la musique, les chatouilles, sauter sur le lit et faire de la moto, elle est formidable.
    Mais elle est aussi tyranique, très impulsive et colérique, et quand les hurlements arrivent avec la frustration, elle n’arrive plus à se contenir, et la calmer est extrêmement difficile.
    Au quotidien c’est difficile, car pendant plusieurs semaines tout va bien, et un jour, son comportement semble changer, elle est comme disjonctée, comme si un plomb avait sauté. Elle s’agite plus que d’habitude, a des mimiques étranges, comme un grain de folie….Et puis, quelques temps après, ça redevient normal…
    On a remarqué que ces passages arrivaient avant une acquisition, comme si le cerveau disjonctait avant de reconnecter avec une nouvelle connaissance…
    Franchement, ça fait peur, d’autant que personne autour de nous ne le vois, et personne ne nous prend au serieux…
    On doit faire un bilan sensori-moteur Samedi prochain, on espère avoir un diagnostic clair, même si effectivement, notre pédopsy a déjà dit que notre petite chérie est hypersensible.
    C’est tellement dur, depuis presque 2 ans, sans que quiconque ne voit cette différence que nous voyons au quotidien, de supporter ces doutes et ces angoisses de voir notre fille psychologiquement différente, de craindre un diagnostic pire que le BABI…Elle qui est si vive d’esprit et si fine…
    Bref, malgré tout, elle est en bonne santé et heureuse, c’est bien le principal !

    Mais le plus dur, c’est d’arriver à se contenir, à ne pas hurler aussi, moi qui est tant de mal depuis toujours à être calme, c’est un combat au quotidien pour moi.
    Il me faut une énergie énorme pour me canaliser, pour rester zen…
    C’est épuisant, la concentration qu’il faut pour ne pas être soi-même et déraper vers mon stress naturel.
    Car ma pauvre poupette ressent toutes mes émotions, et je suis sûre que les 7 mois avec elle n’ont pas arrangé son hypersensibilité.
    Avec le recul, j’aurais dû la laisser plus tôt à la crèche, mais je n’arrivait pas à la laisser.
    Dommage, car un environnement plus neutre et plus calme aurait été plus bénéfique pour elle qu’une mère dépassée et un couple au bord de l’implosion….
    Bilan des courses, il vaut mieux laisser son bout de choux à des professionnels t souffler plustôt que de tout vouloir faire parfaitement :-)

    En tout cas, je vous remercie d’avoir posté votre propre expérience, ça me fait tellement de bien de lire un récit similaire au mien, on se sent moins seul :-)
    J’espère juste qu’avec l’âge, ça se tassera, et qu’on ne va pas découvrir un diagnostic différent qu’un BABI.

    Comment va Noah ? Est-ce que l’hypersensibilité se gomme un peu avec la croissance et l’acquisition de la parole ?
    Et vous, est-ce plus simple maintenant ?

    Merci encore pour votre précieux témoignage !!

    • Bonjour Agathe, merci d’avoir partagé ton vécu.
      Je comprends ce que tu as traversé et ne culpabilise pas, moi aussi je suis passée par des phases où je ne me reconnaissais pas. Le quotidien difficile avec un bébé hypersensible et nerveux me rendait folle.
      Noah souffre aussi d’eczéma, de dermatite atomique depuis bébé et il a des poussées par phase et aussi quand il est contrarié.
      Je pense, dans le cas de Noah, que son intolérance aux protéines de lait de vache n’a pas arrangé les choses. Et avec le recul, je pense que depuis bébé son eczéma le démangeait et le rendait irritable puisqu’il ne pouvait pas se gratter.
      Sur les conseils de ma mère, je l’ai aussi purgé car elle m’a dit qu’il pouvait avoir des vers.

      Ces bébés hypersensibles, ces BABI supportent mal les contraintes et réagissent au quart de tour.
      C’est difficile de s’adapter car un rien peut déclencher des crises. Et elles sont très souvent difficilement consolables….
      Et en tant que maman, c’est difficile de supporter ces crises tout en gardant son calme. La fatigue, le stress accumulés n’aident pas à rester zen.
      Mais on est humain et pas toujours parfait, il arrive qu’on pète les plombs aussi. Je suis aussi nerveuse, hypersensible et la patience n’est pas une de mes qualités mais j’ai dû la développer avec mon fils ;)
      Mais c’est épuisant car un enfant BABI demande encore plus d’énergie et c’est fatigant.

      Comme toi, je me dis que j’aurais dû le laisser avant chez la nounou car je me suis épuisée les 7 premiers mois où je l’ai gardé.
      Et il a certainement ressenti mon stress aussi, c’est un cercle vicieux et il est difficile de s’en sortir.
      Mais à ce moment-là, je me disais que c’était à moi de m’en occuper, qu’il avait besoin de sa mère avant tout, surtout qu’il était sensible. J’avais peur qu’il le vive comme un abandon…

      Noah est toujours sensible mais les crises ont commencé à s’atténuer quand il a commencé à bien parler il y a quelques mois. Il est moins frustré puisqu’il peut s’exprimer maintenant et on évite sûrement beaucoup de crises grâce à la parole. Et heureusement cela devient plus simple mais il restera un enfant sensible et débordant d’énergie.
      Il devient de plus en plus affectueux, jusqu’à 18 mois, il n’aimait pas les câlins, être pris dans les bras,… maintenant il demande des câlins, il est toujours aussi malin et nous fait rire. On apprécie le quotidien ;)

      Qu’ont-ils dit au bilan sensori-moteur pour Héloïse ? t’ont-ils conseillé quelque chose ?
      Merci encore d’avoir partagé ton témoignage.

    • Lilou
    • 31 juillet 2016
    Répondre

    Bonjour. Je me retrouve dans votre témoignage avec mon bébé BABI. Je l’adore.il à 3 mois mais je suis si crevée

    • barbara
    • 22 novembre 2016
    Répondre

    Bonjour.Vos commentaires à toutes me touchent beaucoup.C’est vrai que la parentalité expose à de nombreux questionnements et sacrées difficultés et cela quelque soit le tempérament de nos enfants.
    Mon fils à 13 mois et c’est un vrai déménageur hypertonique, très physique toujours en mouvement curieux de tout,trés sociable mais ne tient pas en place et dit NON avec sa tête depuis ses 11 mois à tout ce que je tente de lui imposer( du style: tu vas prendre le bain?tu vas manger?) et pique des coléres terribles, tape des pieds et se roule par terre.A la maternité la pédiatre nous à tout de suite dit qu’il avait un tonus hors-norme et que c’était signe d’une grande force vitale, puis après nous avons eu la chance d’être entourés de pro de la santé intelligents (sage femme, médecin généraliste, …) qui ont tout de suite su voir et nous montrer ces caractéristiques qui sont en fait extrêmement positives malgré l’épuisement qu’ elles engendrent pour nous ! (Et pourtant je me pensais costaud car pompier, sportive, nerfs solides!!! mdrrr!!!!) Récemment le pédiatre nous à dit que notre petit lardon avait un développement psycho moteur d’un enfant de minimum 18 mois, tant mieux mais en même temps moi je comprend aussi qu’ en ce qui concerne ses besoins affectifs et bien c’est un petit garçon hypersensible de 13 mois qui à besoin d’être câliné et rassuré tout le temps (tout le temps dans mes bras).
    Je pense qu’il est très important d’être soutenu par des pro de la petite enfance compétents et bienveillants qui pourront vous aider à comprendre certains comportements et il me semble aussi qu’il faut se méfier un peu des étiquettes du genre BABI ou haut potentiel etc… Je pense que c’est étiquettes enferment les enfants et les parents … Chaque enfant est différent et à nous parents d’apprendre à se faire confiance, je pense qu’être parent c’est super dur, ça s’apprend avec le temps, avec des erreurs et des réussites. Personnellement j’ai l’impression de grandir en même temps que mon enfant!Bon au passage je morfle pas mal et je doute beaucoup… Et puis pour la fatigue et bien je n’ai trouvé aucune solution alors je me fais une raison et je me dis que lorsqu’il sera un peu plus autonome les choses seront un peu différentes…(illusions? ).
    Bon courage à toutes et à tous et faites vous confiance ;)

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Johanna

Blogueuse lifestyle - Community manager & Rédactrice web

Une fille rêveuse, les pieds sur Terre, la tête dans les nuages... Sur mon blog, je partage mes envies, mes passions, mes inspirations, mes coups de coeur, mes voyages et ma vie de maman à Lyon. Bienvenue sur Mon petit nuage !

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