Fucking four : la petite crise d'adolescence à 4 ans

L’histoire sans fin… Le fucking four !

16 mars 2018 , In: Kids , With: 22 Comments
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Négociation sans fin, insolence, autoritarisme, crise de frustration, refus d’obéir,… moi qui pensais qu’après avoir résisté à une première année difficile avec mon BABI, à ses poussées dentaires, aux nuits pourries de ces dernières années, au terrible two qui a commencé à 18 mois et qui a bien duré jusqu’à l’année dernière, à ses couchers tardifs depuis l’année dernière, je connaitrais un peu de répit…
A 4 ans mon fils fait maintenant sa petite crise d’adolescence qu’on appelle aussi le fucking four…. J’ai découvert ce terme après quelques recherches sur Google. 
Tout ça avec un caractère assez difficile, c’était un BABI qui est finalement devenu un EABI (Enfant Aux Besoins Intenses), donc toujours hypersensible (aux bruits, aux sons, à son environnement, aux émotions), intense, exigeant, imprévisible,…

Petit florilège de phrases et comportements bien relous depuis la rentrée à l’école maternelle :
Me touche pas, t’es méchante, c’est trop nul, tu dis n’importe quoi, mais tu comprends rien, je veux pas, j’ai pas envie, claquage de porte, bouderie, pétage de plombs parce-qu’on a découpé les pommes de terre dans son assiette, refus d’aller se laver, dire oui puis dire non juste pour contredire ou parce-qu’il change d’avis toutes les 2 secondes, bouge tout le temps, escalade et souvent tombe, est assez maladroit, contredit, semble refuser les règles et l’autorité, a toujours des difficultés à gérer ses émotions, me fixe durement dans les yeux quand je le réprimande sans baisser les yeux, comme si il voulait gagner cette bataille de regard,… 
Intérieurement, je me dis : OK ! Respire, ne bascule pas du côté obscur de la force… 
Découragée, je me dis aussi : Bordel ça va jamais s’arrêter ?!

Je ne vous parle pas non plus du climat de violence à son école maternelle. Quasiment tous les jours, il se fait embêter ou il embête les autres, la semaine dernière, il avait sur le visage une nouvelle griffure chaque jour.
Le dialogue avait la maîtresse est impossible, sa réponse face à cette violence c’est que ça fait partie de la vie, que la société est violente ! Donc une institutrice de l’éducation nationale trouve la violence normale dans son école maternelle, elle la banalise complètement, elle semble acceptée cette réalité sans essayer de la combattre. J’essaye pourtant de lui expliquer que la violence est contagieuse… mais je crois qu’elle n’est pas faite pour ce boulot…
Mais cela ferait l’objet d’un autre article, il y a tellement à dire…

Je parlais aussi dans ce billet que mon fils avait fait de méchantes colères jour et nuit, en septembre après son entrée en petite section de maternelle et que je suspectais une précocité. Depuis petit, je pense à de l’hyperactivité car depuis il est très tonique et bouge tout le temps, mais quand j’en avais parlé à ma pédiatre, elle m’avait dit qu’il n’était pas hyperactif parce-qu’il se pouvait se concentrer. Je ne sais pas si on peut parler d’hyperactivité sans trouble de l’attention ou alors il faut peut-être employé le terme d’hypermotricité ou d’enfant agité.
Mercredi, nous avons rencontré une psychologue pour enfant, j’espère qu’elle va nous aider, je pense aussi aller voir une psychomotricienne pour faire un petit bilan par rapport à son hypermotricité, ses maladresses et son rapport aux autres dans l’espace. Après toutes ces années, à voir et sentir que quelque chose clochait, que Noah était différent des autres enfants, j’aimerais maintenant avoir une réponse, savoir si c’est un enfant précoce, un surdoué, un HPI, un zèbre, ou seulement un enfant hypersensible et anxieux, un enfant agité, ou un trouble que je ne connais pas. Cela nous permettrait de mettre un mot dessus et d’employer des outils spécifiques, de pouvoir en parler à ses institutrices,…

Pour en revenir à cette petite crise d’adolescence, cela me fatigue vraiment au quotidien, il teste très souvent les limites, est souvent à fleur de peau, je dois répéter les mêmes choses tout le temps : ne saute pas sur le canapé, arrête de te suspendre aux poignées de portes, assis toi correctement,… Il y a des jours où je suis moins patiente, je n’arrive pas toujours à garder mon sang froid, je vais crier et punir.
Ne me parlez pas d’éducation positive parce-que quand il dépasse les bornes, je n’ai juste pas envie de lui parler avec bienveillance, de toute façon il n’écoute pas ! J’ai juste envie de quitter la pièce et prendre l’air.

Les punitions, les sanctions et les fessées ne sont peut-être pas la bonne solution, si l’on en croit certaines personnes mais je suis juste une maman épuisée, découragée, hypersensible et assez impulsive moi aussi. Alors il arrive que je dérape, à bout de nerfs…
Je fais du mieux que je peux, je me demande si j’ai raté quelque chose, si je suis trop autoritaire, pourquoi les enfants d’aujourd’hui sont difficiles alors qu’avant ça filait droit ? 
Suis-je trop impatiente, est-ce que c’est mon fils qui est plus difficile que les autres enfants ? Je pense que c’est peut-être les deux. 

Je me questionne vraiment sur ma capacité de résistance et de patience, je n’ai qu’un enfant et je m’arrache les cheveux. Mais comment font les mamans avec 2, 3, 4 enfants et que je vois sur Instagram et qui ont l’air de trop gérer ?
J’ai souvent l’impression d’être un peu la seule à galérer, je culpabilise de ne pas être une bonne maman, celle qui pète jamais les plombs, c’est assez déprimant comme sentiment. Surtout que la société n’aime pas trop entendre les mamans se plaindre, dire qu’elles en ont marre, qu’elles sont épuisées par la maternité.

Bon, pour finir sur une note positive, tout n’est pas noir avec mon fils, on arrive quand même à passer de jolis moments ensemble, heureusement. En tout cas, c’est ce que j’essaie de faire tous les jours, via les moments de jeux, de lecture, de cuisine ou d’activités manuelles.

N’hésitez pas à partager votre ressenti, vos conseils pour survivre à ce fucking four, cela m’aiderait sûrement.

L’histoire sans fin… Le fucking four !
4.8 - 5 votes
    • Emeline Meyer
    • 16 mars 2018
    Répondre

    Bonjour,
    Je suis ton portrait craché et mon fils Louis à quasiment le même âge et la même attitude que ton fils. Je peux te donner quelques astuces qui marchent assez bien qui m’ont été recommandées par des coachs et psy spécialisés pour les parents. Depuis que j’ai mis en place des petites choses assez simple, toute la famille est plus sereine (sauf le couché qui est encore à améliorer). Je ne sais pas si Louis est précoce mais une chose est sûr c’est qu’il est hypersensible comme moi et qu’il est très différent des autres enfants. Il est aussi incroyable qu’épuisant. Bref, n’hésite pas si tu veux quelques petites astuces.
    Courage pour cette période pas facile.

    Emeline

    • Bonjour Emeline, merci pour ton message, j’accepte avec grand plaisir tes astuces que tu peux partager en commentaire si tu le veux ou si tu préfères par mail : contact@monpetitnuage.com. J’avais lu que l’hypersensibilité était génétique, c’est quelque chose de très dur à vivre, encore plus lorsqu’on devient maman d’un enfant hypersensible aussi !
      Est-ce qu’à l’école, il rencontre des difficultés avec les autres ? A quel âge tu t’es rendue compte que ton fils était “différent” ? Merci, je te souhaite bon courage également, n’hésite pas à me donner des nouvelles par mail ou par MP sur facebook.

  1. Répondre

    Et si je vais parler d education positive je suis allee a une conference d isabelle Filliozart la semaine derniere et elle expliquait (je la fais en raccourci ) qu il ne fallait pas donner des limites (ne fait pas ci, pas ca) mais donner des regles ( formuler les consignes comme des regles dans un jeu) ( sur le canapé tu restes assis) … en plus elle disait que dans une phrase où il y avait de la negation (n’ouvre pas la porte) , l enfant n entend que les mots “ouvre” et ” porte” et donc il a envie d ouvrir la porte … elle faisait l exemple avec nous en nous disant si je vlus dit “ne pensez pas a un zebre courant dans la savane” vous allez forcement penser a ça. ..
    Bref tout ça pour dire qu il y a des conseils poir communiquer que je trouve interessants quznd même. ..
    Et qui semblent si evident en plus une fois qu on les entend…
    Et comme tu dis, n hesites pas a sortir de la piece et a t eloigner… crier et s enerver n amène pas grand chose de positif en general… et ca permet de sortir de la “spirale ” des engueulades. ..
    Enfin moi j essaie de faire ca… et je regrette de ne pas l avoir fait plus souvent. ..
    Et meme si cette “communication” n est pas évidente je suis sur que ca peut porter ses fruits si on persevere… bon courage en tous cas

    • J’ai déjà lu le concept sur la négation, très logique et plein de bon sens en fait, qui n’est pas forcément facile à mettre en place car le réflexe est de toujours utiliser la négation quand on formule un interdit dans la précipitation.
      On essaie même si ce n’est pas systématique, on a déjà mis des règles à la maison que j’avais imprimées avec des dessins. Mais cela ne fonctionne pas, son hypermotricité, son hypersensibilité, son hyperémotivité, son agitation, son excitation prennent le dessus, c’est comme s’il oubliait tout… J’ai acheté des bouquins sur les enfants hypersensibles pour trouver des solutions qui sont peut-être plus adaptées à ces enfants.
      Merci pour tes encouragements et tes conseils ;)

    • Valls
    • 17 mars 2018
    Répondre

    Bonjour , je viens de lire votre post sur Facebook et je me permet de vous répondre .je suis une maman de deux très grands garçons (29 et 32 ans ! ) et une mamie heureuse d’un petit garçon de 7ans . Je ne viens pas vous donner de conseils d’éducation car je pense qu’il n’y a pas de règles et même si tous les psy , éducateurs, et compagnie pensent que oui alors ils sont forts ! Il est facile de parler d’éducation , il l’est moins de le mettre en pratique ! J’ai élevé mes enfants avec tout l’amour que je ressentais pour eux , une séparation avec leur papa n’a pas facilité les choses et bien sûr ils en ont souffert . Ils m’ont donné beaucoup de joie et beaucoup de peine , je m’inquiète encore pour eux et cela ne s’arrêtera jamais tant que je serais vivante Ils ont fait des erreurs , des faux pas , et moi je culpabilise toujours en me disant es que c’est m’a faute ? Mais non bien sûr ! C’est leur choix de vie c’est tout , ils tombent , ils se relèvent et on les rattrape.. à n’importe quel âge ! Élever un enfant est un défi de chaque jour mais l’amour que vous lui portez vous aide à relever ce défi même s’il vous arrive d’avoir envie de l’enfermer dans un placard Le parent parfais n’existe pas vous savez . Aujourd’hui je suis mamie et ça c’est le bonheur suprême ! Pas d’éducation (enfin très peu) et beaucoup de plaisir et de bonheur ! Bon courage à vous , vous avez un magnifique petit garçon et je suis persuadé que vous êtes une maman qui déchire

    • Bonjour, merci pour votre message déculpabilisant et d’avoir partagé votre expérience ;) Je sais bien que le parent parfait n’existe pas, on fait du mieux qu’on peut. Mais quand je lis l’importance du vécu du bébé in utero, pendant la première année, et jusqu’à 3 voire 6 ans, l’importance de la figure d’attachement, qui est bien souvent la mère, à cette période, je culpabilise en pensant que j’ai peut-être mal fait les choses, involontairement bien sûr. Les répercussions et les conséquences sur le développement affectif, le caractère, la confiance,… Je me demande si c’est à cause de moi, ce que je n’avais pas voulu entendre quand la pédopsy me l’avait dit mais puisque j’ai eu une grossesse alitée, un accouchement traumatique et fait une dépression post-partum, mon fils l’a senti et l’a mal vécu… ou si c’est juste passager, ou si cela cache autre chose…
      En tout cas, comme vous dites, ça a l’air bien plus simple et plus fun d’être grand-parent ! J’espère que je connaîtrais ce bonheur un jour :) merci encore pour vos encouragements et votre soutien, ça me va droit au coeur !

    • HYRONDE
    • 17 mars 2018
    Répondre

    Bonjour je vous conseille le livre “mere épuisée” de Stéphanie allenou
    Courage!!

  2. C’est pareil ici, en plus vive la culpabilité qui arrive directement sur toi parce que tu n’as pas gardé ton calme… c’est difficile parfois!!

    • Oui, là je suis en grosse crise de culpabilité et d’épuisement. J’espère très vite couper ce cercle vicieux… Bon courage à toi !

    • Charlotte
    • 18 mars 2018
    Répondre

    Coucou pour tout ça… Ce n’est pas évident. J’aime tout sincérité et le fait que tu parles de ces difficultés d’être maman sans filtre. Tu sais on est toutes pareils. C’est difficile parfois ue l’on ai un ou deux ou trois enfants ou plus…
    Je connais un endroit très très bonne psychomotricitenne (une amie très gentille ) sur Lyon 6eme si jamais tu souhaite ses coordonnées n’hésite vraiment pas. Elle pourrait te le prendre rapidement en plus car elle vient de s’installer en libérale et a des places. Voilà n’hésite pas. Et courage encore…

    • J’aimerai entendre plus souvent des mamans dire qu’elles sont épuisées, ça déculpabiliserait un peu tout le monde je crois. C’est pour ça que je me suis livrée même si j’ai toujours des réticences à le faire. Mais je ne peux pas reprocher aux autres de ne pas le faire si je ne le fais pas.
      En tout cas, c’est aussi un message pour dire qu’il y a très peu de professionnels à l’écoute, je parle de mes difficultés à ma pédiatre depuis que Noah est bébé… Mais elle ne me propose pas de rencontrer telle personne pour m’aider, c’est à moi de chercher et trouver des professionnels qui pourront nous aider : psychologue, psychomotricien,… J’espère que cela nous aidera parce-qu’on en a besoin. Je veux bien les coordonnées de ton amie, même si je vais essayer de trouver une personne plus proche de chez moi. Merci encore !

  3. Répondre

    Je crois avoir déjà commenté ici car je reconnais mon fils, hypersensible aussi. J’ai bien essayé d’appliquer du Filliozat avec lui hein mais ça marche mal avec lui. Nous avons droit à des colères explosives, de la violence et moi je pète les plombs, je hurle, je fais des choses que je regrette. Nous avons déjà vu 2 pedopsy, une nous a conseillée de le faire tester pour précocité mais comme à l’école ça se passe bien, on attend. Bref tout ça pour dire que je compatis, je sais à quel point c’est difficile de gérer un enfant épuisant comme les nôtres. Plein de courage, on fait ce qu’on peut !

    • Merci Delphine de témoigner ici, est-ce que les consultations chez la pédopsy vous aident ? vous apportent des réponses, des outils concrets ? Avez-vous été chez un psychomoteur, j’ai l’impression que ça peut débloquer quelque chose… En tout cas, je vais essayer, maintenant j’en ai tellement marre que je ne peux plus juste encaisser. Je veux me sortir de ce cercle infernal. Merci, je t’envoie plein de courage aussi !

    • Sarah
    • 19 mars 2018
    Répondre

    Arf je suis en plein dans les terrible two, je ne connaissais pas les fucking four, au secours ! Plus sérieusement, je pense qu’une bonne/un bon psy pourra aider à comprendre ton petit et te donner des clés. Il y a du bon dans l’éducation positive mais ça ne fonctionne pas toujours, et pas avec tous les enfants. C’est normal et même sain de parfois crier, et d’aller s’isoler un peu quand on n’en peut plus. On peut vivre des moments très difficiles à cause de ses enfants, même si on les aime. J’espère que tu trouveras l’aide dont tu as besoin. Quant à l’instit de maternelle, elle est malheureusement représentative du système scolaire français, où rien n’est fait pour prendre en compte les sensibilités des enfants. Non la violence n’est pas normale ni acceptable !

    • Après si tu es chanceuse, tu ne connaîtras pas le fucking four… ;)
      Oui je pense aussi que l’éducation positive peut marcher avec certains enfants, plus souples de nature…
      Oui, je pense que la colère peut être saine, car l’évacuer c’est de ne pas la garder, y a peut-être des mamans ultra zens en apparence mais qui ont un niveau de stress et de colère intérieurs très élevés sans pouvoir les évacuer, je ne sais pas si c’est mieux…
      Merci pour ton message Sarah, j’espère aussi que la psy saura m’aider, même si je pense qu’on arrivera à des résultats plus concrets avec le psychomotricien. Je ne sais pas si elle aura saisi, nos difficultés, elle n’avait pas l’air de connaître le terme de BABI quand je lui en ai parlé, mais à la dernière séance, elle a vu Noah s’agiter, tomber, grimper en haut du fauteuil,… j’attends ses retours avec impatience…

    • Celyne
    • 21 mars 2018
    Répondre

    Bonjour Johanna,
    Alors par ou commencer ….
    Je suis du même avis que ta pédiatre un enfant hyperactif n arrive pas et ne peut pas se concentrer même pendant 10min grand maximum …. Attention également au diagnostic tdha cette nouvelle étiquette sont beaucoup du chapeau de certains pro mais à tord peu d enfant le sont également réellement… Quand à la précocité c est beaucoup trop tôt pour le savoir …. C est pas avant 6 7 voir 8 ans.
    Ce n est pas une question d époque les enfants n étaient pas plus faciles jadis. Les enfants sont pareils mais la société de notre génération nous culpabilise et nous font déprimer via les réseaux. Sociaux …. Et les parents d autrefois n étaient pas aussi attentif aux émotions des enfants et ne se posaient pas autant de question sur le comportement ou à l attitude à l extérieur de la maison. Nous vivons au travers du regard des autres il n y a plus vraiment de tolérance et …
    Pour les réseaux sociaux les mamans parfaites es enfants parfaits c est du flan c est impossible pas tt le temps en tout cas c est pour faire bien parce que les gens ont soif de perfection …illusoire

    Les instits ont pleins de rôle différents …. La votre n assume pas d après vous reprenez rdv et dite lui ce qu’ il vous gêne … Laissez la gérer contacter la directrice la présidente de l asso des parents si rien ne change voyez son IEN

    Vous êtes une maman normale , pas un robot c normal de péter un boulon quand on n’en peut plus ca fait de vous une mauvaise mère ou alors nous irons ttes sur la potence!!
    Ne perdez pas espoir votre bonhomme à une soif d apprendre
    Et visiblement ses 2 premièrs modèles sont vous et votre mari…. Normal qu’ il veuille faire comme les grands ….
    Laissez tomber internet et là positive attitude les photos des familles parfait c est du vent
    Vivez les moment présents communiquez avec votre fils essayez les contrats peut être …..mais ne culpabiliser pas !

    Pour info j ai 2 garçons de 5 et 11 ans ça rame râle s enerve c pas parfait mais j adore ma vie grise ….. Avec notre communication nos jeux nos rires ect….
    Je ne suis pas un robot juste. Une tte petite maman qui a le droit de dire pardon aussi …..

    • Bonjour Celyne, je tiens juste à préciser que je ne souhaite pas coller une étiquette à tout prix à mon fils, je cherche des réponses, pour comprendre, trouver les solutions parce-que je me pose beaucoup de questions (justifiées) depuis qu’il est bébé.
      Concernant la précocité, ce n’est pas aussi simple que cela y paraît, de mes lectures, j’ai compris qu’il y a différents degrés et surtout qu’il n’y a pas de portrait robot de l’enfant précoce, puisque chaque enfant est unique ! Concernant les tests, il y a pourtant des tests qui existent pour les enfants de moins de 6 ans.
      C’est sûr que la génération de nos parents ne prêtaient pas autant d’attention à leurs enfants, après je ne sais pas si c’était mieux… Certes c’était plus facile pour eux de ne pas avoir ces réseaux sociaux, qui peuvent être très positifs dans un sens, mais également assez destructeurs…
      Concernant l’instit, j’ai déjà pris plusieurs rdv, dialogue de sourd, même son de cloche avec la directrice, il ne reste que quelques mois, je le change d’école car de toute façon, même en contactant l’IEN, cela n’aurait certainement pas arrangé nos rapports et je ne voulais pas que mon fils en subisse les conséquences…
      Merci pour votre message, effectivement je m’éloigne de plus en plus des images idylliques des réseaux sociaux qui sont assez culpabilisants… et j’essaie de faire du mieux que je peux au jour le jour et je pense faire beaucoup de choses pour mon fils, ma famille. J’espère juste connaître un peu plus de quiétude ces prochains mois, années car je pense que ma santé mentale et physique est parfois trop malmenée.
      Bon courage avec vos deux garçons et bonne continuation ;)

    • aurélie
    • 22 mars 2018
    Répondre

    Bon courage ! Et moi j’aime des articles déculpabilisants !
    C’est dur en effet cette société de perfection, tu veux pas te faire avoir et perdre ton autorité mais on te dit que la solution c’est l’éducation positive et là devant une crise tu n’arrives juste qu’à t’énerver… On veut toujours une solution à tout.
    Il y a des assos qui proposent des aides (payantes…) et des contacts de psys accès sur ces méthodes d’éducation positive (ex parents aujourd’hui dans le 31) donc ça doit exister sur Lyon.
    Moi aussi je culpabilise, un bébé qui a beaucoup pleurer, je regretterai toujours de pas avoir assez insisté pour se faire aider, pareil une médecin de PMI m’a dit que c’était à cause de moi qui stresse trop…. Alors oui je stressais beaucoup avec un nouveau né qui pleurait beaucoup…. mais j’étais épuisée, très mal (surement une dépression aussi même si personne ne me l’a diagnostiqué comme personne ne m’a aidé) et de me dire ça ne m’a pas aidé bien sur, je n’attendais pas ce genre d’aides…. on te dit faites vous aider mais quelle galère pour trouver de l’aide !
    je me demanderai toujours s’il souffrait. Pour avoir eu un bébé plus “classique” depuis je me dis aujourd’hui on aurait été le montrer aux urgences tellement il hurlait fort bébé pendant des mois… maintenant c’est mieux il s’affirme aussi, fait des crises surtout quand il y a de la fatigue, il est très très proche de son papa, moins de moi, depuis bébé c’est son papa qui sait le calmer, l’apaiser…. moi je n’étais pas à l’aise je pense, c’est moins mon truc j’ai appris petit à petit…. j’essaye de me rassurer et me dire qu’il y avait un peu de tout, un peu de RGO et une hypersensibilité comme moi surement car il l’a conservé… donc en tant que bébé c’était des hurlements et des heures pour l’apaiser… je me dis qu’on a fait ce qu’on a pu sur le moment…
    ce qui nous “sauve” en qqe sorte c’est qu’il est très timide meme trop…. donc à l’école, en présence d’amis, dès qu’il y a un peu de monde il ne parle pas ne dit rien et personne nous croit quand on dit tout ce qu’il pleurait bébé et aux crises et colères qu’il peut faire maintenant….
    Allez plein de courage et tiens nous au courant !!

    • Merci Aurélie ! Moi aussi, j’aimerais lire plus d’articles déculpabilisants sur le web et dans les magazines et voir plus d’authenticité sur les réseaux sociaux ;)
      Je vais voir comment je vais trouver des solutions, déjà je finis les séances chez la psy, puis je vais aller voir un psychomotricien.
      Faut pas culpabiliser, tu as aussi fait du mieux que tu pouvais, les personnes qui devraient culpabiliser sont celles qui ne t’ont pas écoutée ni aidée. C’est honteux de voir que tu as vécu la même chose que moi, ces gens-là ne comprennent rien et sont condescendants, n’ont aucune empathie. Ils devraient se dire, je vais aider cette maman, elle en a besoin, et son bébé aussi. Mais au lieu de cela, ils sortent un discours tout fait, “c’est bon madame un bébé ça pleure, sortez boire un coup”, ça ira mieux ou “allez vous faire aider”… sans donner aucune info concrète, des numéros, des adresses,… !
      Non mais sérieusement c’est assez flippant de voir que la société laisse des jeunes mamans en difficulté et leur reprocher en plus de ne pas être bien et leur dire que c’est parce-qu’elles ne vont pas bien que leur bébé ne va pas bien !
      Après ce n’est pas possible d’aller se faire aider avec un bébé qui pleure tout le temps, comme tu dis l’épuisement et puis si il n’y a pas de possibilité pour le faire garder, on est coincée, la boucle est bouclée… moi j’avais tellement de choses à gérer déjà avec et pour mon fils déjà, que je ne me suis pas occupée de moi, pas le temps ni la force ! Je ne sais pas si des anti-dépresseurs m’auraient aidée, je pense que ce n’était pas la chose dont j’avais le plus besoin au début notamment, j’aurais eu besoin de ma mère, qui m’épaule, me soutienne et m’aide un peu. Quand je vois qu’il y a des mamans qui pendant quelques jours, semaines, 1 mois voire 2 mois, aident leur fille après leur accouchement, ça me laisse rêveuse ! ;)
      En tout cas, je suis contente de savoir que ton deuxième bébé est plus facile, ça doit te changer ta vision des choses ;) Est-ce que tu penses avoir été plus zen pour ton deuxième ? Pour la grossesse et après l’accouchemment ? J’espère que pour ton aîné ça va se calmer aussi et que le quotidien n’est pas trop épuisant. Bises bon courage à toi aussi ;)

    • Julia
    • 27 mars 2018
    Répondre

    Coucou !
    Je te suis depuis longtemps ! Avant même que Noah soit là, nous avions à peu près le même terme prévu pour l’accouchement !
    Je comprend tellement tout ce que tu dis !!! Des fois c’est tellement tellement difficile d’être bienveillante !
    Mon fils Daniel est de fin janvier, en octobre la maîtresse m’a convoqué pour me parler de la gestion de ses émotions et de ses colères … il hurlait à la mort à chaque contrariété !
    A la maison c’est vraiment par périodes … quand il y a école ça va, mais pendant les vacances ça se complique !
    Bon, chez nous, je sais que je transmets beaucoup mon stress … il est très réceptif à mes propres émotions, et dès que je suis fatiguée, c’est comme s’il le faisait exprès, il est insupportable !
    J’allaite encore sa soeur (bientôt 16 mois), ce qui a pour conséquence des nuits ultra pourries, elle se réveille minimum 2 fois et entre les dents, les rhums etc … des fois je reste 2h avec elle dans sa chambre sans pouvoir la reposer … bref plus d’un mois que je dors entre 5 et 6h par nuit, mais souvent c’est 2h de sommeil, 2h réveillée et à nouveau 3h de sommeil …rarement plus de 3h sans me lever pour l’un ou l’autre …
    Du coup, dur dur de ne pas péter les plombs !!! Et Daniel c’est ce qu’il doit faire pour me rendre folle, comme mettre son doigt dans les yeux de sa soeur sur les trajets et voitures etc … Après les dernières vacances, la première semaine de classe a été ultra galère pour moi, il ne voulait plus partir de l’école à midi … donc crises de colères, hurlement, je devais le tirer par le bras, avec la petite sous l’autre bras … arrivés à la maison il tapait, balançait ses jouets à travers toute la maison … je dois attendre que la tempête passe, et après on se fait tous un gros câlin pour que ça passe.
    J’ai fais il y a peu un stage dans une crèche Montessori… éducation positive etc, pas de négation, commencer ses phrases par “J’ai besoin que…” Bref beaucoup plus facile à appliquer avec les enfants des autres qu’avec les siens !
    Quand la nuit, ma fille se relève dans son lit et hurle à chaque fois que je la pose, je m’entend lui dire “tu me saoules !!! j’ai besoin de dormir !!! ” Ca me rend malade en y pensant, mais je gère très très mal la fatigue. J’essaye quand même de m’excuser après la tempête, je dis souvent à Daniel que je ne devrais pas m’énerver, et que même quand ça arrive ce n’est pas contre lui et que je l’aime toujours ! Vraiment pas évident tout ça …
    La maîtresse pense qu’il a un profil HP, elle m’a conseillé le site de l’ANPEIP. Apparement il y a des conférences dans toutes la France. Je compte aller en voir une sur la gestion des émotions justement.
    Voilà voilà, courage !
    Une amie qui est maitresse de maternelle me disait récemment que les enfants d’aujourd’hui ne sont plus les même que notre génération, que le corps enseignant voit d’ailleurs une évolution tous les 4 ou 5 ans; là où la différence se voyait avant à chaque génération…

    • Hello Julia, tu as toute mon admiration, je ne serais pas capable de gérer des nuits en plus… je sais que le manque de sommeil me rend encore plus impatiente et irritable !
      Pour les crises de colère avec ton fils, ça devait pas être évident de le ramener avec la petite sous les bras, moi je n’arrivais même pas à le raisonner, il se traînait, ne voulait pas avancer, hurler, quelques fois je l’attrapais comme un sac de patates mais il est très lourd et se débattait…

      L’éducation positive, je pense qu’il y a plein de bonnes idées, pleines de bonnes sens, c’est super en théorie mais malheureusement ce n’est pas aussi simple en pratique, pour certains enfants et dans certaines situations cela ne fonctionne pas…

      Pour ta petite qui ne dort pas bien, je peux te donner les coordonnées d’une coach qui conseille sur le sommeil des tout-petits, elle fait des entretiens par Skype, c’est un client de mon homme qui lui en a parlé, sa petite se réveillait tout le temps et maintenant plus de souci depuis que les parents ont fait des séances coaching avec cette dame !

      C’est fou que Daniel soit peut-être HPI et que l’instit l’ait suggéré, ça veut dire qu’elle est hyper attentive et connaît le sujet, tu peux me dire quels ont été les signes qui l’ont mise sur la piste de la précocité ?
      Je connaissais aussi le site de l’ANPEIP, mais je n’ai toujours pas assisté à une de leurs conférences. Intéressant la remarque de ton amie, je pense que ces changements sont un mix de tout, l’éducation, l’environnement,… et je suis persuadée que les perturbateurs endocriniens jouent un rôle important, que les pouvoirs publics minimisent beaucoup trop… >> http://www.lepoint.fr/sante/perturbateurs-endocriniens-le-comportement-des-petits-garcons-affectes-30-09-2017-2161028_40.php
      Je te souhaite beaucoup de courage également Julia ! J’espère qu’on aura l’occasion un jour d’en discuter autour d’un verre ;)

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