Nouvelle vie

Le tourbillon depuis 18 mois…
La grossesse, l’arrivée de bébé et un déménagement !

Voilà plusieurs mois que mon blog et mes réseaux sociaux sont en hibernation. Plusieurs raisons expliquent mon absence virtuelle : tout d’abord il y a eu la naissance de ma fille à l’automne dernier, puis un déménagement au printemps.
Je n’ai pas pu être présente ici, tout simplement parce-que je n’en avais pas le temps, ni l’énergie : m’occuper de ma fille depuis sa naissance, préparer une centaine de cartons (oui oui !), déménager, emménager, m’occuper de la paperasse, gérer les RDV médicaux, faire l’école à la maison à mon fils pour les deux derniers mois de l’année scolaire, tout cela m’a bien occupée et même épuisée, il faut le dire.

L’année 2020 a été très éprouvante à plusieurs niveaux : personnel, professionnel, familial et les 6 premiers mois de 2021 n’ont pas été des plus cléments non plus…
Il faut dire qu’en plus des confinements officiels, j’ai finalement eu des (auto)confinements en plus : pendant l’été j’étais une bonne partie cloîtrée chez moi, la canicule à Lyon est encore plus difficile à vivre enceinte, et un mois avant d’accoucher, je ne pouvais plus faire grand chose, à part rester affaler dans mon salon avec la clim : chaleur, port du masque, mal de dos, difficulté à marcher, je n’avais vraiment pas la force ni la motivation de sortir de chez moi…
Puis après la naissance de ma fille, pendant l’hiver, je suis un peu restée entre 4 murs aussi,… J’étais confinée avec un nouveau-né, sans pouvoir vraiment sortir m’aérer (tous les cafés étaient fermés) ou recevoir des gens à la maison. J’étais carrément flippée pour mon bébé, je sais que les 3 premiers mois sont assez délicats en temps normal avec les microbes, mais là avec le Covid… Je ne souhaitais pas non plus prendre de risque pour mon conjoint ou moi, personne n’aurait pu venir nous aider avec les enfants…

J’ai vraiment stressé et flippé toute l’année dernière, mais vraiment au bout d’un moment, après 9 mois d’anxiété, de peur, d’isolement, j’ai décidé en janvier 2021, que je voulais vivre, tout simplement. Et ne plus m’empêcher de voir des gens, par peur du virus.

Au début du printemps, nous avons enfin quitté Lyon et nous avons réalisé notre rêve de nous installer dans les Landes, entre océan et campagne, pour offrir à nos enfants et à nous-mêmes, une vie plus proche de la nature, loin de l’agitation et du tumulte urbain.
Je connais les Landes depuis petite et mon conjoint en est aussi tombé amoureux quand je lui ai fait connaître il y a 13 ans. Depuis la naissance de notre fils, nous y allons quasiment tous les étés.

nouvelle vie

Changer de vie ne se fait pas aussi facilement que l’on imagine mais ce n’est pas impossible. Cela demande beaucoup de préparation et cela ne s’improvise pas. Nous avons pourtant bourlingué en France et à l’étranger, cela n’a jamais été ultra simple, même sans enfant.

Depuis l’année dernière, il y a eu beaucoup de choses qui n’aboutissaient pas, il y a eu une sorte de cercle vicieux, où certaines situations, évènements, négatifs se sont enchaînés.
Beaucoup de projets ont été ralentis, la plupart avortés à cause du Covid. Ma grossesse, mon accouchement et la suite de ma maternité ont complètement été gâchés à cause du Covid.
Je plains les mamans qui ont accouché en 2020 de leur premier enfant. Ce n’est déjà pas évident d’être enceinte et de donner la vie en temps normal, mais sur fond d’épidémie, avec tout ce qui nous a été imposé et toute cette peur véhiculée par les médias, cela a été encore plus anxiogène et stressant. Surtout qu’au tout début, il n’y avait aucune information sur la grossesse, et les conséquences d’une contamination sur le foetus, le bébé. J’avais tellement peur de faire une fausse couche ou que mon bébé naisse prématurément, ou pire qu’il ait une malformation.

Et l’accumulation de tout ce stress et de toutes ces tensions sur ces 18 derniers mois, a fini par me peser et me faire craquer à maintes reprises.

A la limite du burn-out ?


Je suis émotionnellement, psychologiquement et physiquement épuisée. Je crois que j’ai frôlé le burn-out il y a quelques semaines…
Depuis le début du premier confinement, en mars 2020, je suis redevenue une mère au foyer, ma charge mentale et émotionnelle n’a cessé de s’amplifier depuis, et cela ne s’est pas arrangé avec l’arrivée de ma fille.
Mais c’est surtout l’accumulation de plein de choses qui m’ont brûlé les ailes. Beaucoup de soucis et de contrariétés, de trahisons, de déceptions et de désillusions, sur fond de Covid et de restrictions. J’ai dû faire le deuil de beaucoup de choses, beaucoup d’émotions à gérer pendant des moments clés, de ma grossesse ou après la naissance de ma fille.
Je crois que tous ces contrecoups émotionnels, ont fini par me briser le coeur, même si j’ai avancé encore, pensant que je tiendrais le coup, comme je l’ai toujours fait jusqu’à présent. Mais il arrive un moment où la tristesse et le chagrin ont pris tellement de place, sur fond de fatigue, que les larmes sortent parfois plusieurs semaines ou mois après… Cela peut arriver des années après aussi, car le ou les traumas sont très profonds…

Je n’ai pas vraiment pu me reposer pendant les premières semaines de mon post-partum car je n’ai personne qui est venu m’épauler. Mon conjoint a pris 15 jours, mais comme c’était les vacances scolaires, il a aussi dû s’occuper de notre aîné. Comme pour mon fils, je n’ai pas eu la chance qu’une personne m’aide un peu au début.
La sage-femme est passée chez moi, alors que finalement j’en avais pas tant besoin, j’en aurais eu plus besoin il y a 7 ans. Mais à l’époque, cela n’existait pas. Ou en tout cas, on ne m’en a pas parlé.

Cela va mieux depuis peu, mon conjoint a pris des congés et cela m’a soulagée car les tâches étaient partagées. J’aurais aimé me prendre quelques jours en solo mais je n’ai pas eu la force de me pencher sur la recherche et l’organisation de mini-vacances en solo.

J’essaie depuis le début de l’été (enfin ce qu’on peut appeler ça « été »?) de me stabiliser. De cultiver la joie et le moment présent ET… de LÂCHER PRISE ! Mais surtout de me reposer, je prends le temps de faire une sieste, ça ne marche pas toujours car souvent bébé se réveille quand je m’allonge ! Mais pas toujours heureusement ! Et quel bonheur de faire la sieste !
Ralentir, c’était l’objectif et cela va le rester encore un moment car j’ai pas récupéré entièrement mon niveau d’énergie. Je fais en fonction des jours et des semaines, car c’est très disparate en terme de motivation et d’énergie.

Maman fatiguée cherche désespérément mode de garde…

Je consacre depuis plus d’un an, mon temps et mon énergie à la gestion du foyer et des enfants, et même si je les aime profondément, il y a souvent eu des moments où je rêvais de partir me ressourcer seule et NE RIEN FAIRE.
Au delà du fait que le métier de mère au foyer soit extrêmement fatiguant, chronophage, qu’il n’est pas reconnu, et même dévalorisé, c’est le manque de soutien aux mamans et de structures dans la petite enfance qui me désole, ainsi que le regard des proches et de la société (encore et toujours !).

Je suis toujours à la recherche d’un mode de garde pour la rentrée. Je me suis inscrite pour une place en crèche au printemps pour une place en… septembre 2022 ! Je n’ai pas trouvé de nounou disponible, beaucoup n’avaient pas de dispo avant 2022 ou 2023, celles qui restaient n’avaient pas de place pour un bébé de moins de 18 mois et les 3 personnes que j’ai rencontrées, cela a bloqué à différents niveaux…
Je souhaite faire garder ma fille mais je n’ai pas envie de la laisser à n’importe qui, ou n’importe où… Je suis exigeante mais flexible, mais il y a des choses vraiment rédhibitoires… J’ai toujours fait passer mes enfants avant tout le reste, et forcément cela a eu des conséquences au niveau personnel et professionnel. Mais je ne peux pas m’empêcher de suivre mon intuition et de faire des choix en conséquence. Les rares fois où je n’ai pas écouté ma petite voix intérieure, pour des décisions personnelles et professionnelles, je l’ai payé très cher…

Je croise fort les doigts pour que la situation se débloque, qu’une place chez une nounou (avec qui le courant passe et dont l’environnement est sain et sécurisant) ou à la crèche se libère d’ici la fin de l’année.
Merci l’Univers de me faire ce cadeau !

Depuis plusieurs mois, les journées se ressemblent et recommencent inlassablement avec des tâches lassantes et répétitives : ménage, rangement, lessives, cuisine, vaisselle, paperasse,… et un peu de boulot depuis peu de temps.
Gérer tout cela, tout en s’occupant d’un bébé, qui se réveille parfois la nuit, c’est bien souvent décourageant et il y a des jours, où clairement je n’ai plus envie et chaque tâche me paraît insurmontable.
Je sais que la première année avec bébé est difficile et fatigante mais c’est vrai que lorsqu’on a la tête dans le guidon, ce n’est pas toujours simple de voir le bout du tunnel.

Nous avons inscrit notre fils au centre de loisirs cet été, donc cela me permet de souffler, car il peut me fatiguer plus que sa petite soeur… Gérer un petit zèbre hypersensible n’est vraiment pas de tout repos et prend beaucoup d’énergie aussi, et quelques fois le réservoir de patience et de bienveillance est vide, la fatigue n’aidant pas, ça se termine parfois dans les cris et les larmes…
Aller au centre aéré lui permet de se faire de nouveaux copains et éviter aussi l’ennui. Noah est content de sa nouvelle vie aussi, mais je pense qu’il est un peu perturbé par toute cette dernière année aussi : le Covid et les confinements, l’arrivée de sa petite soeur, notre déménagement, le port du masque,…

La prochaine situation que je dois débloquer est le mode de garde. Même si j’aime profondément ma fille, il est extrêmement fatigant de s’occuper d’un bébé à temps plein. J’aimerais avoir un peu de temps pour moi, me retrouver, et reprendre le boulot, réfléchir à la suite,… Même un temps partiel me conviendrait !

Depuis la naissance de ma fille, je m’en occupe tout le temps. Depuis qu’elle a 8 mois, c’est un vrai pot de colle, je ne peux rien faire, il faut toujours que je sois à côté d’elle, mais sans ordinateur, sans livre, sans téléphone, sans faire la vaisselle, ou autre… Elle rampe, s’accroche à moi, me monte dessus, je dois beaucoup la porter, … Elle fait du 4 pattes et se met debout dès qu’elle peut en s’accrochant quelque part.
C’est une attention et une vigilance de tous les instants, qui demande plus d’énergie qu’il n’y paraît.

J’ai le dos en compote, je fais des insomnies depuis plus d’un an, alors que paradoxalement je suis très fatiguée… Que ce soit un réveil nocturne ou ma puce qui se réveille entre 1 et 4 fois par nuit, il m’arrive de ne pas pouvoir me rendormir avant plusieurs heures.
Mais voir sa petite bouille tous les jours et les progrès qu’elle fait, me font chaud au coeur. Et je me redonne de l’énergie avec plein de bisous, même si elle, malheureusement, n’est pas très câlins. :(

Et vous comment vous-sentez-vous ?